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    Le bilan des attaques attribuées à la milice CODECO depuis le 22 octobre 2026 dans plusieurs localités du littoral du lac Albert, en chefferie des Bahema-Nord, territoire de Djugu, en Ituri, pourrait atteindre une trentaine de morts.

    Cette nouvelle estimation a été avancée lundi 2 novembre par le député provincial Moïse Uzunga Wathum, après une visite effectuée dans les zones touchées.

    Cet élu de Djugu affirme avoir constaté l’ampleur des violences lors d’une mission menée le week-end dernier, avec l’appui des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

    Selon lui, les attaques ont commencé le 22 octobre dans la localité de Dujo, avant de s’étendre, dimanche 25 octobre, aux camps de pêche de Muganga et aux villages situés sur les hauteurs surplombant le lac Albert.

    « D’ici, on s’attendait à ce que les dégâts soient minimes, mais arrivés sur le terrain, nous avons trouvé que c’est sérieux », a-t-il expliqué.

    Le député indique que les recherches se poursuivent dans la brousse pour retrouver d’éventuelles victimes, plusieurs membres de familles demeurant introuvables après les attaques. Cette situation laisse craindre un alourdissement du bilan humain.

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    Moïse Wathum souligne également que les victimes appartiennent à différentes communautés vivant dans cette partie du littoral, notamment les Hema, les Lendu, les Alur et les Ndo. Il insiste sur la volonté des habitants de continuer à cohabiter malgré les violences.

    Face à cette situation, l’élu appelle les autorités nationales et provinciales à renforcer la présence militaire dans la région. Il recommande particulièrement le déploiement de militaires sur les collines surplombant le lac Albert, en complément des unités navales déjà présentes sur les rives.

    Selon lui, cette disposition permettrait de mieux sécuriser les villages et les camps de pêche, régulièrement exposés aux incursions des groupes armés.

    Ces nouvelles révélations interviennent après les premiers bilans publiés au lendemain des attaques du 25 octobre. Radio Okapi avait notamment rapporté plus d’une dizaine de personnes tuées, parmi lesquelles un enfant de trois ans et un officier des FARDC.

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    Le 29 octobre, buniaactualite.cd avait également fait état de six corps signalés dans les villages de Musekere, Muganga et Gobu, sur la base des informations communiquées par une autorité locale.

    Les violences ont provoqué le déplacement de plusieurs centaines de familles, dont certaines étaient récemment retournées dans leurs villages. Plusieurs habitants ont notamment trouvé refuge dans le territoire voisin de Mahagi, tandis que d’autres ont fui vers l’Ouganda.

    Le député Moïse Wathum appelle les gouvernements provincial et central à ne pas minimiser cette reprise des hostilités, craignant un nouveau cycle de violences dans cette région.

    Le bilan exact des personnes tuées ou portées disparues reste toutefois à établir. Les autorités militaires et administratives n’ont pas encore communiqué de décompte officiel consolidé concernant l’ensemble de ces attaques.

    Rédaction

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