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    Près de 200 filles mineures ont été identifiées dans des maisons de tolérance le long de l’axe Makeke-Teturi, en chefferie de Babila Babombi, territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

    L’alerte a été lancée ce vendredi 3 avril 2026 par John Tsongo, un acteur engagé dans la défense des droits de l’enfant dans la région.

    Selon cet activiste, ces jeunes filles, dont une majorité proviendrait du Nord-Kivu, seraient victimes d’exploitation sexuelle dans ces établissements communément appelés « QG ».

    Ces lieux combineraient plusieurs activités illicites, notamment : la prostitution de mineures ; la vente de boissons fortement alcoolisées ; la consommation de stupéfiants.

    « Nous avons identifié plus de 200 enfants mineurs dans ces lieux. Elles sont exposées à la drogue, aux grossesses précoces, aux maladies sexuellement transmissibles et à d’autres formes de violences », a-t-il affirmé.

    L’activiste alerte également sur l’augmentation du nombre de ces maisons de tolérance dans cette partie du territoire de Mambasa.

    Certaines installations seraient situées à proximité d’écoles, avec des conséquences directes sur l’environnement éducatif et la protection des enfants.

    Point particulièrement sensible : John Tsongo évoque une possible passivité, voire une complicité de certains agents censés faire respecter la loi.

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    Selon lui, des opérations de contrôle seraient menées de manière superficielle, sans impact réel sur le démantèlement de ces réseaux.

    L’activiste appelle à une mobilisation des autorités civiles, en collaboration avec les structures citoyennes, afin de démanteler ces maisons de tolérance et protéger les enfants.

    Il insiste sur la nécessité d’actions concrètes pour mettre fin à ce phénomène qui, selon lui, compromet gravement l’avenir de nombreuses jeunes dans la région.

    Depuis plusieurs années, la chefferie de Babila Babombi est confrontée à une prolifération de ces établissements, malgré les alertes répétées de la société civile.

    Yves Romaric Baraka

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