Huit personnes ont récemment exécutées dans la localité de Balingina, en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, a alerté la Société civile du Congo (SOCICO). Elle dénonce un nouvel épisode de violences armées dans cette région de l’est de la République démocratique du Congo.
Selon la coordination territoriale de la société civile du Congo, les victimes auraient été tuées il y a quelques jours par des éléments de la milice Chini ya Tuna, en violation des engagements pris dans le cadre des accords de cessation des hostilités. L’organisation parle d’exécutions sommaires visant des civils sans défense.
Parmi les personnes tuées figurent notamment Alphonsine, Chika, Itahande Kakani, Batayo Munje, ainsi que Sifatiya, Émile et Mayele. La société civile précise que plusieurs victimes étaient des parents et soutiens de familles.
« On ne peut pas prétendre s’engager pour la paix tout en continuant à massacrer des innocents », a déclaré la coordination citoyenne d’Irumu, qualifiant les faits de « grave trahison des accords de paix » et soulignant l’impact de cette attaque sur un climat sécuritaire déjà fragile en Ituri.
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Au regard de ce qu’elle décrit comme un « massacre », la Société civile du Congo appelle les autorités à l’ouverture d’une enquête indépendante et urgente par l’auditorat militaire, afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs de ces crimes. Elle réclame également un renforcement du dispositif sécuritaire dans la zone pour assurer la protection des populations civiles.
Aucune réaction officielle n’était disponible, dans l’immédiat, de la part des autorités militaires ou des responsables présumés de la milice mise en cause.
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