L’armée revendique des avancées majeures contre la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) et ses alliés en province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), ces 7 derniers mois.
Plusieurs miliciens de ce mouvement, actif dans le territoire de Djugu ont été neutralisés. C’est qu’annoncent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), samedi 21 février 2026.
Ce mouvement est dirigé par Thomas Lubanga, à qui le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, avait accordé un ultimatum allant jusqu’au mois de mars 2026 pour qu’il puisse se rendre.
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Selon le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des opérations militaires en Ituri, les offensives menées entre le 5 juillet 2025 et le 20 février 2026 ont permis des résultats significatifs sur le terrain.
« Du 05 juillet 2025 au 20 février 2026, les FARDC ont mené des opérations ciblées contre les éléments du mouvement CRP de Thomas Lubanga, allié au M23 et aux ADF/MTM. Nous avons réussi à récupérer plus de 500 armes de différents calibres ainsi que des munitions de guerre », a-t-il déclaré.
Outre la saisie d’armes, 49 rebelles de la CRP ont été capturés, a précisé la même source. Le porte-parole militaire a également indiqué que 100 autres combattants, issus de différents groupes armés opérant dans les territoires de Djugu, d’Irumu et de Mambasa, se sont rendus à la suite de la pression exercée par l’armée.
Les FARDC affirment poursuivre leurs opérations contre les groupes armés actifs dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo, notamment les ADF/MTM, régulièrement accusés d’exactions contre les civils.
Malgré des appels au dialogue lancés par certains acteurs politiques en faveur d’une solution négociée, l’armée assure qu’elle maintiendra la pression militaire jusqu’à la neutralisation complète des combattants réfractaires au processus de paix engagé par le gouvernement.
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La province de l’Ituri demeure l’un des principaux foyers d’insécurité dans l’est du pays, où plusieurs groupes armés locaux et étrangers continuent d’opérer, malgré les opérations conjointes et les programmes de désarmement mis en place par les autorités.
Au moins deux civils ont été tués l’après-midi du lundi 06 février 2026 par des miliciens de la CODECO au village Saliboko, en chefferie des Bahema Nord, dans le territoire de Djugu. Un double meutre condamné par la société civile du secteur des Walendu Tatsi.
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