Les auteurs présumés du massacre de huit civils au village Balingina, dans la chefferie des Walese Vonkutu, territoire d’Irumu, en province de l’Ituri, « répondront de leurs actes », a déclaré jeudi l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, entité sous état de siège.
Cette déclaration a été faite lors d’une réunion du comité local de sécurité, élargie aux représentants des couches sociales, tenue à Balingina, chef-lieu du groupement Bokucho.
Selon le colonel Siro Nsimba Bunga Jean, administrateur militaire du territoire d’Irumu, les faits sont attribués à des éléments de la milice Tchini ya Tuna. Il a exigé que le commandement de ce groupe armé remette aux autorités les miliciens impliqués dans cet acte criminel.
« Le commandement de la milice Tchini ya Tuna doit livrer les auteurs de ces crimes afin qu’ils répondent devant la justice », a plaidé un acteur social de la région.
Par ailleurs, l’autorité territoriale a mis en garde contre toute tentative de replonger le territoire d’Irumu dans l’insécurité. Il a également appelé ce groupe armé à ne pas « ramener le territoire à la case de départ ».
A lire aussi : Ituri : près de 10 personnes tuées dans un village, un massacre dénoncé
Les faits remontent au 7 janvier dernier, lorsque huit civils ont été tués à Balingina par des éléments qualifiés d’« égarés » de la milice Tchini ya Tuna. Les victimes étaient accusées de pratiques de sorcellerie, selon des sources locales.
Ce massacre a suscité une vive indignation au sein de la population et a été fermement condamné par plusieurs acteurs socio-politiques de la région, qui dénoncent la persistance des violences contre les civils dans cette partie de l’Ituri.
Tchini ya Tuna fait partie des groupes armés de l’Ituri ayant adhéré au processus unilatéral de paix en province de l’Ituri. Cependant, ces milices encore armées constituent par moments une menace réelle pour la population, en dépit de l’accalmie sécuritaire qui s’observe ces derniers temps.
Rédaction

