L’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section de l’Ituri, appelle les autorités judiciaires et provinciales à renforcer la protection des journalistes, avec une attention particulière aux femmes exposées au harcèlement sexuel, aux intimidations et aux discriminations dans l’exercice de leur profession.
Dans une déclaration publiée lundi 2 novembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, l’organisation professionnelle dénonce la persistance des menaces, agressions, arrestations arbitraires et autres pressions contre les professionnels des médias en Ituri.
L’UNPC exprime une préoccupation particulière concernant les violences et abus à caractère sexuel auxquels peuvent être confrontées les femmes journalistes, notamment dans leur environnement professionnel.
Elle demande aux autorités judiciaires d’accorder une attention particulière aux plaintes déposées par les victimes, de garantir leur accès à la justice et de veiller à ce que les responsabilités soient établies conformément à la loi.
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L’organisation invite également les responsables des médias à mettre en place des mécanismes internes de prévention, de signalement et d’accompagnement des victimes, afin de promouvoir des environnements professionnels exempts de harcèlement et de discrimination.
Au-delà de ces préoccupations, l’UNPC sollicite du gouverneur militaire de l’Ituri un renforcement des dispositifs de protection des journalistes et l’instauration d’un dialogue régulier entre les autorités provinciales, les services de sécurité et les organisations professionnelles des médias.
Dans sa déclaration signée par sa présidente provinciale, Christine Abeditho, l’organisation insiste également sur la nécessité d’enquêtes impartiales concernant les crimes et violences commis contre les journalistes, ainsi que sur l’accès des victimes et de leurs familles aux mécanismes de justice et de réparation.
Elle appelle enfin les partenaires nationaux et internationaux à soutenir les initiatives de formation à la sécurité, d’assistance juridique et psychosociale et de protection spécifique des femmes journalistes.
Pour l’UNPC, la protection des professionnels des médias ne doit pas être considérée comme une faveur, mais comme une exigence fondamentale liée au respect des droits humains et de la liberté de la presse.
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