Le manque d’information sur leurs droits expose de nombreuses jeunes filles vivant en milieu rural, dans la province de l’Ituri, aux violences, aux abus sexuels et aux mariages précoces. Cette préoccupation a été soulevée par le défenseur des droits humains, Maître Marc, à l’occasion de la Journée internationale de la fille, célébrée chaque 11 octobre.
Interrogé par Buniaactualite.cd, ce défenseur des droits humains a indiqué que les adolescentes vivant dans plusieurs territoires de l’Ituri restent particulièrement vulnérables aux violences basées sur le genre.
A lire aussi : La campagne de 16 jours d’activisme contre les violences faites à la femme et à la jeune fille lancée à Bunia
Selon lui, les mariages forcés, les grossesses précoces et les abus sexuels figurent parmi les principales difficultés auxquelles ces jeunes filles sont confrontées.
Il estime que la pauvreté, le manque d’encadrement et la méconnaissance des droits de l’enfant contribuent à cette situation. Certaines familles encourageraient ou imposeraient des unions précoces à leurs filles, tandis que des adolescentes confrontées à une grossesse seraient contraintes d’entrer en union.
Maître Marc rappelle que les mariages forcés et les unions impliquant des enfants sont contraires à la législation congolaise, qui fixe à 18 ans l’âge minimum du mariage.
Face à cette situation, il appelle les organisations féminines et les structures de protection de l’enfance à renforcer les campagnes de sensibilisation, particulièrement dans les zones rurales.
« Les organisations féminines doivent intensifier la sensibilisation pour montrer aux jeunes filles leurs droits », a-t-il déclaré.
Il insiste également sur la nécessité d’encourager les adolescentes à connaître leurs droits, à poursuivre leur scolarité et à dénoncer les violences dont elles pourraient être victimes.
Cette interpellation intervient dans le cadre de la Journée internationale de la fille, consacrée à la promotion des droits des filles et à la lutte contre les discriminations et les violences qui entravent leur épanouissement.
Lydia Combe

