L’Association culturelle Ente, regroupant des membres de la communauté Hema, accuse la milice CODECO d’avoir massacré au moins 86 civils dans la chefferie des Bahema Badjere, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans une déclaration faite devant la presse vendredi 8 mai 2026 à Bunia, cette structure évoque un bilan encore provisoire de récentes incursions de ce groupe armé. Elle affirme que ces violences seraient intervenues après une attaque menée par la rébellion de la CRP contre une position des FARDC sur la colline Ndje, dans le groupement Mayalibo, en chefferie des Mambisa, dans la nuit du 28 avril dernier.
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Selon Ente, des civils auraient été ciblés dans des attaques de représailles attribuées à la CODECO après les affrontements impliquant la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) et les Forces armées de la République démocratique du Congo.
Dans son communiqué relayé par la radio Candip, l’association condamne l’attaque contre les FARDC menée par les éléments de la CRP et dénonce également ce qu’elle qualifie de massacres visant des civils innocents.
« À B’assa, ce sont les corps des civils innocents, en majorité des femmes, des enfants et des vieillards, qui gisent encore au sol », indique notamment la déclaration de Ente.
Près de 90 civils tués selon Ente, des chiffres que buniaactualite.cd n’a pas réussi à contre vérifier avec d’autres sources indépendantes dans la région ou aux niveaux territorial et provincial.
L’organisation appelle cependant la CRP à cesser les attaques contre les FARDC et demande à la CODECO de mettre fin aux violences contre les civils Hema. Elle invite également les FARDC à assurer la protection de toutes les communautés sans assimilation avec les groupes armés actifs dans la région.
Ente exhorte enfin la communauté Hema à demeurer vigilante tout en continuant à faire confiance aux institutions de la République ainsi qu’aux forces de défense et de sécurité.
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Cette nouvelle accusation intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans plusieurs localités du territoire de Djugu, marqué par des affrontements armés récurrents et des violences contre les populations civiles.
Sur la Radio France Internationale (RFI), le lieutenant-général Luboya N’Kashama Johnny, gouverneur militaire de l’Ituri, avait dédouané la milice de la Codeco.
« Ils (miliciens Codeco) n’ont pas attaqué », avait mentionné l’autorité provinciale, indiquant que la Codeco s’est « défendue », après une attaque de la CRP contre un village à Pimbo.
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