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    Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont pris à témoin la communauté internationale face à de graves violations des droits humains signalées dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri.

    Dans une déclaration faite mardi 28 avril 2026 à la presse militaire, le porte-parole des FARDC en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, a dénoncé des violences sexuelles visant des femmes déplacées ainsi que des tueries d’enfants attribuées à la milice Convention pour la révolution populaire (CRP), dirigée par Thomas Lubanga.

    Selon l’armée, ces violences seraient survenues à la suite d’une attaque menée par la CRP contre une position militaire à Pimbo. Après cet assaut, les combattants en fuite se seraient repliés vers des sites de déplacés.

    Dans ces zones, notamment à Bassa, plusieurs abus graves auraient été commis contre des civils, en particulier des femmes et des enfants.

    « Nous prenons à témoin la communauté internationale, la société civile de l’Ituri ainsi que la justice sur ces graves violations du droit international humanitaire commises par la CRP », a déclaré le lieutenant Jules Ngongo.

    L’armée affirme que des femmes, y compris des mineures, ont été victimes de violences sexuelles dans ces sites de déplacés. Par ailleurs, plusieurs enfants auraient été tués dans les mêmes circonstances.

    Face à ces accusations, le porte-parole des FARDC a directement mis en cause le leadership de la milice.

    « Tôt ou tard, vous serez arrêtés », a souligné le lieutenant Jules Ngongo. Déjà condamné jadis par la Cour pénale internationale pour des crimes internationaux, l’armée ne cesse de rappeler le danger que court cet ancien prisonnier de la CPI.

    « Thomas Lubanga, vous portez la responsabilité de ces massacres d’enfants et de ces viols de mineurs », souligne le porte-parole militaire.

    Une situation sécuritaire toujours instable. En dépit de ces violences, certaines zones du territoire de Djugu commencent à enregistrer un retour progressif au calme, selon l’armée.

    A lire aussi : Ituri : une attaque meurtrière de la CRP signalée à Pimbo

    Les FARDC assurent poursuivre leurs opérations militaires pour neutraliser les groupes armés actifs et restaurer l’autorité de l’État dans cette partie de l’Ituri.

    Rédaction

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