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    À Bule, dans le territoire de Djugu, des milliers d’élèves déplacés sont privés d’école depuis la rentrée de janvier 2026 et vivent dans des conditions traumatisantes liées à l’insécurité. Dieudonné Losa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri, interpelle les autorités sur cette crise éducative sans précédent.

    Dans une interview accordée à Buniaactualite.cd ce mercredi 7 janvier, il explique que ce centre, qui accueille plus de 55 écoles déplacées, reste désert depuis la fin des vacances de Noël, menaçant le respect du calendrier scolaire national.

    Les conditions de vie des enfants sont alarmantes. Ils dorment à la belle étoile, regroupés autour de la base de l’UPDF, sans aucune assistance humanitaire. « Ils dorment à pleine lune », déplore Dieudonné Losa, soulignant que cette « situation aggrave le traumatisme de jeunes déjà victimes des conflits ».

    Pour la société civile, l’absence d’école expose ces enfants au risque de devenir des recrues potentielles pour les groupes armés. « Si ces enfants ne vont pas à l’école pendant des années, qui dirigera ce pays demain ? », s’interroge M. Losa, rappelant que les examens d’État ne tiendront pas compte de l’insécurité à Bule.

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    Les abus sexuels contre les mineurs, récemment documentés par l’UNICEF, suscitent également l’indignation des acteurs sociaux. Dieudonné Losa qualifie ces actes de « destruction de la nation » et appelle à l’arrestation immédiate des responsables, tout en exigeant la fin de l’impunité dans les zones de conflit.

    La société civile presse le gouvernement provincial et ses partenaires, dont la MONUSCO, de conjuguer leurs efforts pour rétablir la sécurité à Bule. L’objectif est clair : permettre une reprise immédiate des cours et protéger l’élite de demain.

    Grâce Kasemire

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