La Quinzaine de la femme africaine s’est clôturée ce samedi à Bunia par un culte d’action de grâce consacré notamment à la prière pour la paix en République démocratique du Congo.
La cérémonie, organisée à l’église 8e CEPAC conformément aux orientations du ministère du Genre, Famille et Enfant, a réuni des femmes issues de différentes corporations ainsi que plusieurs autorités provinciales.
Pour Jean-Marc Mazio, chef de la Division provinciale du Genre, Famille et Enfant, cette clôture était une occasion pour les femmes de s’engager davantage en faveur de la paix.
« C’était l’occasion pour les femmes de se lever pour prier pour la nation », a-t-il déclaré.
Dans une province confrontée à la persistance des violences armées, cette prière a été présentée comme un moment de recueillement et d’espoir en faveur d’une paix durable.

Durant cette quinzaine, plusieurs activités ont été organisées autour de la promotion des droits des femmes et de la jeune fille, notamment des conférences, des séances de sensibilisation et des actions de plaidoyer.
La riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola a également figuré parmi les préoccupations abordées, les femmes étant particulièrement exposées aux conséquences sanitaires et sociales de l’épidémie.
La mobilisation a notamment été saluée par les partenaires, dont le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
Sa cheffe de bureau en Ituri, Brigitte Omari, a encouragé les femmes à s’approprier davantage cette célébration.
« Nous les encourageons à s’approprier cette journée qui met en valeur l’identité de la femme africaine. Elles ont insisté sur l’éducation, l’autonomisation et la justice », a-t-elle souligné.
A lire aussi : Ituri : des femmes formées pour devenir actrices clés de la paix durable
« Sans la femme, il n’y aura ni paix ni changement »
Les autorités provinciales ont appelé les femmes à poursuivre leur engagement dans la construction de la paix et le développement de la province.
Pour Jean-Marc Mazio, leur participation demeure indispensable aux transformations sociales.
« Sans la femme, il n’y aura ni paix ni changement. »
Les organisateurs souhaitent désormais voir cette célébration s’étendre à l’ensemble des territoires de l’Ituri lors des prochaines éditions, avec l’ambition de renforcer la participation des femmes à la construction d’un Congo davantage marqué par la paix et le développement.
Grâce Kasemire

