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    L’école primaire Banana, située dans le groupement Lodha, en chefferie de Mambisa, dans le territoire de Djugu en province de l’Ituri, n’a toujours pas repris ses activités scolaires depuis novembre 2025. La société civile locale dénonce cette situation et affirme que les enseignants continuent de percevoir leurs salaires malgré l’interruption des cours.

    L’alerte a été lancée mardi 13 octobre 2026 par Lokana Payi, président de la société civile locale, dans la région de Dala-Nouveau. Selon lui, les activités scolaires ont été suspendues à la suite des affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les éléments de la Convention pour la révolution populaire (CRP), qui avaient perturbé le fonctionnement de l’établissement.

    Depuis lors, les élèves seraient privés d’enseignement, sans qu’une solution durable ait été trouvée pour permettre la reprise des cours.

    Lokana Payi indique que le directeur de l’école, malade, séjourne actuellement à Bunia pour des raisons de santé. Il reproche également aux enseignants de ne pas s’être réorganisés pour assurer la continuité des activités pédagogiques.

    La société civile affirme que certains enseignants se consacrent à leurs activités privées tout en continuant de percevoir leurs rémunérations par téléphone, notamment à travers les services de paiement mobile.

    « Les enseignants poursuivent leurs activités privées et leurs salaires arrivent sur leurs téléphones, alors que les cours ne sont toujours pas organisés », déplore Lokana Payi, dans des propos relayés par Canal Révélation.

    Le responsable de la société civile appelle les autorités éducatives à intervenir rapidement pour permettre aux élèves de retourner à l’école.

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    Il demande également une vérification de la situation administrative et salariale des enseignants concernés, afin de déterminer les responsabilités et de prendre les mesures appropriées.

    La société civile estime que la priorité doit rester la reprise effective des enseignements et la protection du droit à l’éducation des enfants affectés par l’insécurité.

    Rédaction

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