La coordination de la Société civile du Congo (SOCICO) de Djugu-Sud condamne les récentes attaques contre des positions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Djugu, qu’elle attribue à la Convention pour la révolution populaire (CRP), mouvement dirigé par Thomas Lubanga.
Dans une note rendue publique mardi 29 septembre 2026 à Bunia, la structure citoyenne dit constater avec inquiétude la recrudescence des violences dans cette partie de la province de l’Ituri.
Cette réaction intervient après plusieurs affrontements signalés ces derniers jours entre les FARDC et des combattants de la CRP dans différentes localités de Djugu.
La SOCICO estime que ces violences aggravent une situation sécuritaire déjà fragile et exposent davantage les populations civiles aux déplacements et aux autres conséquences des affrontements armés.
« Le territoire de Djugu veut la paix. Le territoire de Djugu ne veut pas vivre le malheur de la guerre tout le temps, mais la paix. Notre population a déjà assez souffert : déplacements, pertes en vies humaines, destructions et instabilité », déclare Benjamin Yabeai, coordonnateur de la SOCICO/Djugu-Sud.
Un appel à la cessation des hostilités
Dans sa déclaration, la SOCICO appelle directement Thomas Lubanga et son mouvement à mettre fin aux attaques contre l’armée congolaise et à privilégier les mécanismes de dialogue pour le règlement des différends.
« Toucher les FARDC, c’est toucher le cœur de notre pays, la République démocratique du Congo », affirme la structure.
La SOCICO considère par ailleurs les attaques contre les positions militaires comme une menace supplémentaire pour la stabilité de Djugu et appelle à éviter une nouvelle escalade des violences dans un territoire déjà fortement affecté par plusieurs années de conflits armés.
Elle demande également aux autorités nationales et provinciales, aux forces vives et aux différentes composantes de la société de conjuguer leurs efforts en faveur de la protection des civils et du rétablissement de la paix.
« Nous voulons la paix à Djugu. Assez de morts, assez de guerre », insiste la structure.
Ces prises de position interviennent alors que les FARDC ont également accusé, dans un communiqué publié le 29 septembre, la CRP de poursuivre des attaques contre leurs unités et des actes contre des civils dans plusieurs localités de Djugu.
A lire aussi : Djugu : les FARDC dénoncent des attaques attribuées à la CRP et appellent la population à la vigilance
La CRP avait annoncé en mai dernier un cessez-le-feu unilatéral dans le cadre des initiatives de paix. Des affrontements impliquant ses combattants et les FARDC ont cependant de nouveau été documentés ces derniers mois.
Rédaction

