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    Minus d’armes blanches et fétiches, environ vingt jeunes ont officiellement quitté les rangs du mouvement insurrectionnel de la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO), à l’issue d’une campagne de sensibilisation menée par des leaders communautaires dans le territoire de Mahagi, en province de l’Ituri. 

    La cérémonie marquant cette reddition volontaire s’est tenue le lundi 15 décembre à Ularo, chef-lieu du groupement Djupakanya, en chefferie des Alur-Djuganda. La localité est située à environ 190 kilomètres au nord de Bunia. L’événement s’est déroulé en présence des autorités politico-administratives, des représentants de la société civile ainsi que de nombreux habitants de la zone.

    Prenant la parole à cette occasion, Joseph Berocan, coordonnateur de la société civile locale, a salué la décision de ces jeunes qu’il qualifie de « pas important vers la paix ». Il a appelé les leaders des autres entités du territoire de Mahagi à multiplier les initiatives de sensibilisation en direction des groupes armés encore actifs.

    Selon lui, ni le territoire de Mahagi, ni la province de l’Ituri, encore moins la République démocratique du Congo, ne peuvent espérer un développement durable dans un contexte marqué par la prolifération des groupes armés.

    M. Berocan a également exhorté les services de l’État à jouer pleinement leur rôle afin de mettre fin à l’activisme des groupes armés encore présents dans le territoire de Mahagi. Il estime que les efforts de sensibilisation communautaire doivent être accompagnés par une action ferme et cohérente des institutions publiques pour garantir une paix durable.

    Selon la société civile, cette vague de désengagement est le résultat d’une « forte sensibilisation » menée auprès des jeunes enrôlés au sein de la CODECO. Ces derniers ont accepté d’adhérer au processus de paix tel que prévu dans le cadre du dialogue d’Aru 2.

    Pour rappel, depuis le 1er mai 2023, un groupe insurrectionnel était signalé dans le groupement Djupakanya, affirmant vouloir faire face au groupe d’autodéfense Zaïre, dans un contexte de rivalités communautaires persistantes.

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    La reddition de ces jeunes est perçue par plusieurs observateurs locaux comme un signal encourageant, dans une région longtemps affectée par les violences armées et les tensions intercommunautaires.

     

    Rédaction

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