Alors que les opérations militaires se poursuivent pour stabiliser l’Ituri, l’armée congolaise insiste sur une approche plus large, mêlant action sécuritaire et solutions civiles. Au cœur de cette stratégie non militaire, le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) est présenté comme un « pilier important » du retour progressif à la paix.
Selon les FARDC, les efforts combinés des opérations de terrain et des mécanismes de dialogue ont permis d’enregistrer des avancées notables. Plus de 1 500 combattants issus de divers groupes armés ont déjà quitté la brousse, remettant près de 600 armes.
Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole militaire en Ituri, rappelle que plusieurs cycles de discussions notamment les dialogues Nairobi I & II ainsi que les rencontres d’Aru I & II ont offert un cadre permettant à de nombreux miliciens de s’engager dans une démarche de reddition.
« Ces groupes armés ont accepté d’entrer dans la logique de Nairobi et d’Aru. C’est cela, l’approche non militaire. Et dans cette dynamique, le P-DDRCS reste le pilier le plus important pour faire de la paix une réalité en Ituri », expliquait-il récemment devant la presse de Bunia.
L’armée affirme vouloir récupérer toutes les armes encore en circulation. Les civils n’ont pas vocation à garder les armes. En Ituri, tant qu’il reste des armes éparpillées, le risque demeure. « Nous allons récupérer ces armes », a insisté le porte-parole.
Sur la question délicate des sites de déplacés, les FARDC estiment que le retour progressif des populations dans leurs villages reste « l’idéal », soulignant que plusieurs familles ont déjà commencé à regagner leurs localités, encouragées par l’amélioration sécuritaire dans certains coins.
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Entre désarmement, réintégration communautaire et opérations militaires ciblées, l’armée affirme que la stabilisation durable de l’Ituri passera obligatoirement par cette double approche. Et dans cette équation, le P-DDRCS demeure, selon elle, un instrument incontournable pour tourner définitivement la page des violences.
Verite Johnson

