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    Le centre commercial d’Ariwara, situé dans la chefferie des Zaki, territoire d’Aru, au nord de Bunia, est confronté à une hausse inquiétante des accidents de circulation. En l’espace d’une semaine, au moins deux personnes ont perdu la vie et plus d’une vingtaine d’accidents ont été enregistrés, selon les témoignages recueillis sur place.

    Ces incidents seraient liés à l’installation récente de dos-d’âne par le Service national de prévention routière (CNPR) à Ariwara. Plusieurs habitants estiment que ces ralentisseurs, nouvellement érigés sur l’axe Aru-Ariwara, ne respectent pas les normes de visibilité, surtout la nuit.

    D’après des usagers interrogés par buniaactualite.cd, notamment près du Supermarché sur le boulevard Okaa, les deux dos-d’âne posés la semaine dernière auraient provoqué à eux seuls plus de cinq accidents en quelques jours.

    « Le niveau du dos-d’âne est trop élevé. La nuit, sans éclairage public et sans panneau de signalisation, les conducteurs les abordent sans les voir. C’est ainsi que les accidents se multiplient », a confié un habitant, qui a souhaité conserver l’anonymat.

    Pour lui, une réduction de la hauteur ou une meilleure signalisation permettrait de limiter les dégâts.

    Tous les avis ne convergent pas. Certains riverains estiment que ces installations sont nécessaires, en particulier devant les établissements scolaires.

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    Près de l’ITP Tsakayi, plusieurs parents et enseignants affirment que le ralentisseur facilite désormais la traversée des élèves sur un boulevard autrefois très dangereux.

    « Nous appelons les usagers à plus de prudence et encourageons même la multiplication des ralentisseurs pour renforcer la sécurité routière », a déclaré un autre habitant approché sur place.

    Contacté pour réagir, le chef d’antenne de la CNPR/Aru, John Atsidri Bileya, a expliqué que l’installation de ces dos-d’âne s’inscrit dans la politique de régulation de la circulation.

    Selon lui, l’excès de vitesse demeure la principale cause des accidents à Ariwara, et les ralentisseurs ne visent qu’à réduire les risques. « Les dos-d’âne sont des dispositifs de sécurité. Leur mise en place répond à la nécessité de diminuer le nombre d’accidents sur cet axe très fréquenté », a-t-il indiqué.

    Plusieurs routes du territoire d’Aru sont actuellement en réhabilitation grâce à un financement du gouvernement provincial. Cependant, l’amélioration de l’état des routes a entraîné une augmentation des vitesses, rendant indispensable, selon la CNPR, la mise en place de mesures dissuasives.

    Rédaction

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