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    Une série d’enlèvements présumés de citoyens congolais suscite une vive inquiétude dans le territoire d’Aru, en province de Ituri, où plusieurs habitants auraient été capturés ces derniers jours dans une zone frontalière avec le Soudan du Sud.

    Selon des informations parvenues à buniaactualite.cd, plusieurs citoyens congolais auraient été enlevés les 29 et 30 juin 2026 dans le village de Liga, situé dans le groupement Rumu, en chefferie des Kakwa.

    D’après Jacob Asimwe, certaines victimes auraient été capturées par des éléments présentés localement comme appartenant à la South Sudan People’s Defence Forces (SSPDF), l’armée régulière sud-soudanaise. Si plusieurs personnes auraient déjà été relâchées, d’autres seraient encore détenues à ce jour.

    Toujours selon la même source, une rançon de 150 000 livres sud-soudanaises ainsi qu’une chèvre par personne serait exigée pour obtenir leur libération.

    Parmi les personnes toujours portées disparues figureraient entre autres Remo Maurice, Sakayi Maga, Koko Ameri, Resale Petro, Kepo Ata, Anyole Aluluka, Moro Kesi…

    « Cette situation est inacceptable. Aucun citoyen congolais ne devrait être victime d’enlèvements, d’extorsions ou de détentions arbitraires sur ou à proximité de notre frontière », a déclaré Jacob Asimwe.

    Préoccupés, plusieurs voix locales appellent les autorités nationales à intervenir rapidement afin d’obtenir la libération des personnes encore retenues et prévenir de nouveaux incidents dans cette zone frontalière sensible.

    De son côté, Samuel Araba, vice-président des jeunes de la chefferie de Kakwa, dénonce ce qu’il qualifie de double incursion armée sur le territoire congolais.

    « Nous dénonçons la violation de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo ainsi que la terreur infligée à des civils innocents. L’insécurité grandissante paralyse aujourd’hui les activités socio-économiques dans la localité de Liga », a-t-il affirmé.

    Les jeunes de la chefferie réclament notamment une intervention immédiate des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de la police pour sécuriser la zone.

    A lire aussi : Ituri: incursions répétées de l’armée Sud Soudanaise à Aru, que retenir ?

    Ils parlent aussi de l’ouverture d’enquêtes afin d’établir les responsabilités; du respect de la souveraineté territoriale congolaise et de l’organisation urgente d’une réunion bilatérale entre les autorités congolaises et sud-soudanaises.

    « La chefferie de Kakwa est une terre de paix et de travail. Elle ne doit ni devenir une base arrière ni une zone de passage pour des actes de déstabilisation », a insisté Samuel Araba.

    À ce stade, aucune communication officielle des autorités territoriales d’Aru ni des responsables provinciaux agissant sous État de siège en République démocratique du Congo n’a encore permis de confirmer officiellement ces allégations.

    Cette affaire relance les préoccupations sécuritaires récurrentes dans plusieurs zones frontalières d’Ituri, où les populations locales dénoncent régulièrement des incidents transfrontaliers affectant leur sécurité et leurs activités économiques.

    Jonathan Bavonga

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