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    Plusieurs coups de feu ont été entendus tôt ce dimanche 20 septembre 2026 au site de déplacés de Kigonze, à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, lors d’une opération de bouclage menée par les services de sécurité, rapporte la Radio CANDIP de l’ISP/Bunia.

    Selon les premières informations rapportées par cette radio, les tirs ont été entendus aux environs de 4 heures du matin, alors qu’une tension opposait des déplacés aux éléments déployés pour l’opération.

    Certaines sources citées font état de tirs qui auraient été effectués pour disperser des déplacés opposés au bouclage.

    Des personnes auraient également été blessées par balle au cours des événements. Ce bilan n’était cependant pas encore confirmé de manière indépendante dans les premières heures de la matinée.

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    Il restait également à déterminer la nature des tirs, leurs auteurs ainsi que les circonstances exactes dans lesquelles les éventuelles victimes auraient été atteintes.

    Pas encore de version de l’armée

    Au moment de la publication de ces premières informations, l’armée en Ituri n’avait pas encore communiqué sa version des événements.

    Les objectifs précis de l’opération menée ce dimanche, son bilan ainsi que le nombre d’éventuelles interpellations n’étaient pas non plus connus.

    Buniaactualite.cd poursuit ses démarches pour obtenir davantage d’informations auprès des responsables du site, des structures sanitaires et des services de sécurité.

    Des bouclages déjà menés à Kigonze

    Cet incident intervient moins de deux semaines après une précédente opération de bouclage menée au même endroit.

    Dans la nuit du 6 au 7 septembre, des éléments des FARDC, de la Police nationale congolaise et des services de renseignements avaient fouillé le site à la recherche de présumés hommes armés.

    Vingt-quatre personnes avaient été interpellées et conduites à l’état-major de la 32e région militaire. Selon des sources de sécurité citées à l’époque, aucune arme ni autre effet suspect n’avait été découvert au cours de la fouille.

    Cette opération avait également provoqué des tensions. Des déplacés avaient incendié un hangar abritant une position militaire à proximité du site et des militaires avaient effectué des tirs de sommation.

    Le site de Kigonze a fait l’objet de plusieurs opérations sécuritaires ces derniers mois. Les services de sécurité ont notamment fait état, lors de précédentes interventions, de soupçons de présence ou de collaboration avec des membres de la Convention pour la révolution populaire (CRP), groupe armé dirigé par Thomas Lubanga.

    Ces soupçons ont régulièrement suscité des inquiétudes parmi les déplacés. En janvier dernier, une vingtaine de personnes précédemment interpellées avaient été remises en liberté faute de preuves, selon des sources locales citées par Radio Okapi.

    Des acteurs de la société civile et de défense des droits humains ont, de leur côté, régulièrement appelé les services de sécurité à concilier les impératifs sécuritaires avec la protection des droits des personnes déplacées.

    Les circonstances des tirs de ce dimanche et leur éventuel bilan restent à établir.

    Rédaction

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