Coups de fouet, de poignard… c’est « vraisemblablement » une mort atroce réservée à 3 personnes en province de l’Ituri, dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC).
La scène s’est passée ce mardi 18 février 2025 dans le sud du territoire d’Irumu, en chefferie des Walendu Bindi. C’est au niveau de la localité dénommée Bavi moteur que ce drame a eu lieu.
Au total, 3 personnes, dont deux femmes et un homme, ont été accusées de sorcellerie par la FRPI, le plus vieux groupe armé de la province de l’Ituri, qui est en processus de paix avec le gouvernement congolais depuis plusieurs années.
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Des sources concordantes de buniaactualite.cd dans la région Bindi révèlent qu’avant d’être tuées, ces personnes ont été pointées du doigt accusateur de vouloir tuer un des majors autoproclamés de la milice de la FRPI.
Des éléments de la FRPI ont poussé les victimes à avouer le fait. Après leur aveu de vouloir tuer un major, ces hommes armés se sont rendus justice en les tuant sans aucune autre forme de procès.
Déshabillées, fouettées, poignardées,… c’est de cette manière « terrible » qu’une mort « douloureuse » s’ensuivit. Les victimes, accusées pourtant de la sorcellerie, n’ont pas réussi à s’échapper de cette justice populaire.
Ces événements se déroulent pendant qu’en République démocratique du Congo, la sorcellerie n’est pas érigée en infraction. En RDC, c’est le principe de la légalité des délits et des peines qui prime. Faute de preuve matérielle, le droit pénal congolais ne réprime pas les faits de sorcellerie.
Par ailleurs, toute personne qui accuse une autre de sorcière peut être poursuivie pour imputations dommageables. Les trois personnes tuées par des éléments de la FRPI, même si elles seraient passées aux aveux, aux yeux de la loi congolaise, ne devraient pas subir une peine de mort, de manière tragique.
Administration parallèle en Ituri malgré l’état de siège
Malgré l’état de siège en vigueur depuis maintenant près de 4 ans en province de l’Ituri, une certaine forme d’administration parallèle s’observe dans quelques entités de l’Ituri. L’État partage le pouvoir avec des groupes armés.
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Dans les Walendu Bindi en territoire d’Irumu, des éléments de la FRPI font parfois la loi, en se rendant justice. Ce groupe armé a signé un accord de paix avec le gouvernement congolais depuis plus de 4 ans, mais son application pose problème. Dans l’entre-temps, des éléments de la FRPI ont repris certaines de leurs anciennes positions, où ils font parfois payer de l’argent au niveau des barrières sous leur contrôle. Il y a quelque temps, la milice FPIC dite Chini Ya Kilima imposait sa loi dans des zones sous contrôle à Irumu.
La même situation s’observe dans certains coins de Djugu, où des miliciens de la CODECO et du mouvement d’autodéfense Zaïre font la loi, à la place d’une administration normale de l’État.
Des groupes armés se rendent justice, collectent des taxes… C’est la population civile qui en souffre « sérieusement », soumise par moments à des situations complexes pour obéir aux ordres des groupes armés.
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