Au moins 50 éléments de la milice Tchini ya Tuna, dont quatre femmes, ont déposé les armes samedi 21 février à Balingina, chef-lieu du groupement Bokucho, dans le territoire d’Irumu, en province de Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
Cette reddition s’inscrit dans le cadre du processus de paix engagé par les autorités congolaises. Selon les autorités locales, cinq fusils d’assaut de type AK-47, un revolver ainsi qu’environ 600 munitions ont été remis aux services compétents lors d’une cérémonie officielle organisée sur place.
La cérémonie s’est déroulée en présence de l’administrateur militaire du territoire d’Irumu, du représentant de la 32ᵉ région militaire, ainsi que de délégués de la MONUSCO et du P-DDRCS.
Des représentants de la société civile et plusieurs acteurs socio-politiques locaux ont également pris part à l’événement, a appris buniaactualite.cd.
Au nom du gouverneur militaire de l’Ituri, le colonel Siro Nsimba Bunga Jean a salué un engagement « en faveur du processus de paix » et encouragé les autres groupes armés encore actifs dans la région à suivre cet exemple.
Prenant la parole au nom des ex-combattants, Édouard Matope a appelé les milices encore présentes dans le territoire d’Irumu à s’inscrire dans la dynamique de désarmement et de réinsertion. Il a plaidé pour un retour à la stabilité et au développement local.
Le territoire d’Irumu, situé dans le sud de la province de l’Ituri, reste confronté à l’activisme de plusieurs groupes armés, principalement la rébellion de l’ADF. Les autorités provinciales et nationales misent sur le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) pour réduire l’insécurité et favoriser la réintégration des ex-combattants dans leurs communautés.
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Récemment, la milice Tchini ya Tuna, signataire d’actes d’engagement de cessation des hostilités, a été accusé dans la violence massive des droits humains dans le territoire d’Irumu.
Cette reddition collective intervient dans un contexte d’efforts renouvelés des autorités militaires et civiles pour restaurer l’autorité de l’État et consolider la paix dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.
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