Les éleveurs nomades, communément appelés Mbororo, sont signalés de retour dans plusieurs territoires de la province du Haut-Uélé, au Nord-Est de la RDC, notamment à Dungu, Watsa et Faradje. L’annonce a été faite ce mercredi 1er octobre 2025 par le capitaine Yuma, porte-parole militaire du secteur opérationnel FARDC/Haut-Uele 2.
Dans une déclaration parvenue à buniaactualite.cd, cet officier militaire a indiqué que l’armée avait rempli sa mission en regroupant ces éleveurs au site de Nambia, dans le territoire de Niangara, en vue de leur cantonnement par les services compétents, en particulier la Direction générale de migration (DGM). Mais, selon lui, ce processus n’a pas été mené à terme, en raison de l’absence des services censés les accueillir. À cela s’ajoutent la crise alimentaire et le manque d’eau pour leur bétail. Ce qui expliquerait ce nouveau mouvement vers les zones déjà affectées par le passé.
Selon la même source, le nombre d’éleveurs aurait considérablement augmenté, certains venant même de la République Centrafricaine voisine. Il a qualifié cette situation d’« acte de sabotage d’autorité ».
La population, déjà marquée par les dégâts antérieurs attribués à ces nomades, notamment la dévastation des champs, des cas de vols et d’insécurité redoute de revivre le même calvaire. Plusieurs familles, qui espéraient une saison agricole plus paisible, craignent désormais de nouvelles pertes.
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En outre, la présence de ces éleveurs est souvent source de tensions communautaires, d’inflation des prix des produits agricoles dans les zones concernées et, parfois, de complicités locales qui aggravent la situation.
Ce retour des Mbororo relance un dossier sensible à suivre de près, tant par les autorités que par les services sécuritaires et migratoires.
Benjamin Vita

