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    Un rapport final issu de l’assemblée générale de la société civile forces vives du territoire de Faradje, tenue le 24 janvier 2026 au chef-lieu du territoire, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive controverse au sein de la communauté locale.

    Certains acteurs socio-économiques et politiques dénoncent un document qu’ils jugent « non conforme » aux décisions prises lors des travaux en plénière.

    Cette assemblée générale s’est tenue autour d’un seul point inscrit à l’ordre du jour : la présentation du rapport des consultations communautaires sur la problématique de l’exploitation artisanale dite « sauvage » de l’or dans le territoire de Faradje. Cette exploitation est attribuée à des ressortissants chinois, avec l’appui de certaines coopératives minières locales, sans bénéfices visibles pour la population.

    En conclusion des travaux, la décision souveraine de l’assemblée était de recommander le respect strict du Code et des règlements miniers congolais.

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    Cependant, Shukuru Aly Ramadala III, l’un des participants à l’assemblée et coordonnateur de la coopérative minière COMIBEDI, a vivement recadré la société civile forces vives au sujet de ce rapport. Selon lui, le document final ne refléterait pas fidèlement les conclusions issues des consultations communautaires. Il accuse la structure citoyenne d’avoir « imposé un document mensonger ».

    Shukuru Aly Ramadala III dénonce également ce qu’il qualifie de « sabotage et de manipulation » à l’égard de plusieurs autorités invitées à cette assemblée, parmi lesquelles le député national Crispin Atama Tabe, le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Uele Justin Zamba Ndezu, le vice-gouverneur Christophe Dara Matata, ainsi que plusieurs chefs coutumiers.

    Pour lui, plusieurs points contenus dans le rapport seraient « ridicules », portant atteinte à la crédibilité de la société civile et à l’image du territoire de Faradje.

    « Si j’ai été pointé du doigt par cette structure citoyenne, c’est parce que je refusais d’exécuter leurs pratiques mafieuses. Aujourd’hui, ma coopérative a déjà réalisé des actions concrètes dans mon rayon d’action », a déclaré Shukuru Aly Ramadala III.

    Tout en réaffirmant son soutien à la recommandation principale relative au respect du Code minier, Shukuru Aly Ramadala III a exhorté la population à accompagner les mesures prises par le gouvernement provincial visant à assainir le secteur minier, afin que celui-ci contribue réellement au développement durable de la province.

    Pour certains observateurs, cette polémique met en lumière la nécessité pour l’État de jouer pleinement son rôle de régulateur, afin de garantir l’application stricte des textes légaux en vigueur et d’éviter que des intérêts personnels ne prennent le dessus sur le bien-être collectif.

    Benjamin Vita

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