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    Un nouveau rapport d’experts de l’ONU, rendu public le 7 décembre 2025, affirme que « entre 6 000 et 7 000 » militaires de Rwanda Defence Force (RDF) combattent aux côtés de la coalition rebelle AFC-M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Selon le document, ces soldats sont déployés dans plusieurs zones du Nord-Kivu, où ils participent directement aux opérations militaires, soutiennent l’avancée territoriale de l’AFC-M23, et seraient impliqués dans des violences graves contre les populations civiles.

    Le rapport détaille plusieurs actes constitutifs de violations du droit international humanitaire : exécutions extrajudiciaires, détentions arbitraires, déplacements forcés de populations, incendies systématiques de maisons, ainsi que le ciblage de civils, notamment des Hutus jugés « vulnérables » dans la région.

    Les experts soulignent que ces violences ne sauraient être qualifiées de « dérapages isolés » ou d’« incidents frontaliers ». Il s’agit plutôt d’actions délibérées, organisées et répétées, visant à maintenir une présence militaire rwandaise durable sur le territoire congolais.

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    Ce rapport relance des accusations déjà formulées auparavant. Depuis plusieurs années, l’implication rwandaise dans les opérations de M23 (anciennement « Mouvement du 23 mars ») est régulièrement évoquée par des ONG, des médias et des rapports internationaux.

    À plusieurs reprises, des experts de l’ONU avaient estimé la présence de 3 000 à 4 000 soldats rwandais aux côtés de M23 dans l’est de la RDC.

    Le rapport paraît au moment même où un accord de paix, signé à Washington entre les présidents de la RDC et du Rwanda, vient d’être entériné.

    Mais de tels constats risquent d’alimenter les tensions et pourraient compliquer la mise en œuvre de l’accord. Les accusations de violations graves et la présence massive de soldats rwandais sur le sol congolais ravivent les craintes d’un retour à des affrontements généralisés et d’une crise humanitaire de grande ampleur.

    Rédaction

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