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    L’insécurité qui bouscule l’est de la République démocratique du Congo depuis des années n’est pas sans conséquence sur le plan socio-économique, au-delà des affrontements. Dans son rapport final, le Groupe d’experts des Nations Unies révèle que plus de 60 % de la population de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu vit aujourd’hui dans une situation d’extrême pauvreté.

    Selon les experts dans leur rapport, plusieurs facteurs étroitement liés à l’insécurité alimentent cette situation. De nombreuses familles n’accèdent plus à leurs champs. Les échanges commerciaux sont perturbés et l’accès aux marchés. À cela s’ajoutent les déplacements massifs de populations, qui privent des millions de personnes de leurs moyens de subsistance.

    Le rapport souligne que cette situation aggrave également l’insécurité alimentaire.

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    Selon ledit rapport, cette situation a aussi des répercussions sur les services sociaux de base. Accès difficiles aux soins de santé, à l’éducation, à l’eau potable et à l’assistance humanitaire.

    Des situations qui touchent de manière particulière les communautés vivant dans les zones les plus affectées par les combats. Les enfants, les femmes et les personnes déplacées figurent parmi les catégories les plus vulnérables.

    Pour les experts, cette pauvreté généralisée constitue également un facteur de fragilisation sécuritaire.

    Certaines régions sont secouées par l’insécurité depuis de nombreuses années. C’est notamment le cas de Djugu en Ituri qui est instable depuis fin 2017. Plusieurs agglomérations du Nord-Kivu et Sud-Kivu sont aussi sous l’emprise des groupes armés, entraînant la vulnérabilité des habitants

    Rédaction

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