Les Forces démocratiques alliées (ADF) demeurent l’un des groupes armés les plus meurtriers opérant dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans son rapport final, le Groupe d’experts des Nations Unies révèle qu’entre juin 2024 et mai 2025, les ADF ont tué plus de 1 000 civils, principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.
Un bilan qui place ce mouvement parmi les affiliés les plus violents de l’organisation État islamique (Daech) dans le monde.
Selon les experts, ces attaques ont visé essentiellement des populations civiles. Les massacres se sont concentrés dans les territoires de Beni et Lubero, au Nord-Kivu, ainsi que dans ceux d’Irumu et de Mambasa, en Ituri, où les ADF poursuivent leur stratégie d’attaques contre les villages, les voyageurs et les activités économiques.
Le rapport souligne que, malgré les offensives militaires menées par les FARDC avec l’appui de l’armée ougandaise dans le cadre de l’opération Shujaa, le groupe armé conserve une capacité importante de nuisance. Les ADF ont adapté leur mode opératoire en dispersant leurs combattants sur plusieurs axes, ce qui leur permet de poursuivre leurs attaques tout en compliquant les opérations militaires lancées contre eux.
Les enquêteurs notent également que ces violences ont provoqué de nouveaux déplacements de populations et aggravé la crise humanitaire dans plusieurs localités. Les habitants abandonnent leurs villages, les activités agricoles sont perturbées et de nombreuses communautés vivent dans une insécurité permanente.
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Pour les Nations Unies, ce chiffre de plus de 1 000 civils tués en une année illustre la persistance de la menace que représentent les ADF pour les populations de l’est de la RDC. Les experts estiment que la réponse à cette menace ne peut être uniquement militaire et doit également intégrer le renforcement de la protection des civils, la restauration de l’autorité de l’État et la lutte contre les sources de financement du groupe armé.
Depuis le début de cette année 2026, buniaactualite.cd a relayé plusieurs attaques meurtrières dans les territoires ou zones cités par ledit rapport. Ce qui fait sous-entendre que la menace de cette rébellion est encore là.
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