La société civile de la chefferie des Bandaka, dans le territoire de Mambasa, en Ituri, salue une diminution des cas d’Ebola dans la zone de santé de Nia-Nia, mais s’inquiète des risques de nouvelles contaminations liés aux mouvements de population en provenance de Bafwasende, dans la province voisine de la Tshopo.
Contacté par buniaactualite.cd, Samuel Banapiya, coordonnateur de la société civile locale, attribue cette amélioration au respect des mesures de prévention sanitaire par la population. Il redoute toutefois que les difficultés rencontrées dans la riposte à Bafwasende ne compromettent les progrès enregistrés à Nia-Nia.
« Le nombre de cas d’Ebola commence à diminuer grâce au respect des consignes sanitaires édictées par les autorités de la riposte, mais nous craignons une résurgence de la maladie suite à certains habitants de Bafwasende qui préfèrent fuir à Nia-Nia, situation qui expose davantage la population », a déclaré Samuel Banapiya.
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Cette inquiétude intervient après plusieurs actes de violence contre les équipes sanitaires à Bafwasende. Le 24 octobre, un infirmier a été tué par des jeunes qui l’accusaient, sans preuve, de propager le virus Ebola. Le 31 octobre, une partie d’un Centre de traitement Ebola (CTE), encore en construction, a été incendiée par des inconnus.
Selon le docteur Marcel Likilo, médecin-chef de la zone de santé de Bafwasende, ces violences ont entraîné le départ de plusieurs intervenants sanitaires vers Kisangani, perturbant gravement les activités de riposte. Certaines familles ont notamment été contraintes d’orienter des cas suspects vers le CTE de Nia-Nia.
Face à cette situation, Samuel Banapiya appelle les habitants à redoubler de vigilance, particulièrement lors de l’accueil de personnes présentant des symptômes suspects.
« J’exhorte la population à la vigilance lors de l’accueil des personnes en provenance de Bafwasende, dès que ces personnes présentent les signes de la maladie », a-t-il recommandé.
Cette vigilance doit toutefois s’accompagner d’une orientation rapide des personnes présentant des symptômes vers les services sanitaires, sans stigmatisation des habitants venant de Bafwasende. Aucun élément disponible ne permet d’affirmer que ces déplacements ont déjà provoqué de nouvelles contaminations à Nia-Nia.
Les deux zones de santé, situées de part et d’autre de la limite entre l’Ituri et la Tshopo, restent étroitement liées par les mouvements de population. La poursuite de la surveillance épidémiologique et de la sensibilisation communautaire demeure essentielle pour limiter les risques de propagation.
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La diminution des cas évoquée par la société civile reste cependant à confirmer par des données épidémiologiques comparatives actualisées.
Esdras Kaghoma, depuis Nia-Nia

