Un centre de traitement d’Ebola construit par l’organisation International Medical Corps (IMC) a été attaqué dans la matinée de ce samedi 31 octobre 2026 à Bafwasende, dans la province de la Tshopo, en République démocratique du Congo (RDC).
Des individus non identifiés ont tenté d’incendier certaines installations avant même l’inauguration de cette infrastructure sanitaire. L’attaque s’est produite vers 4 heures du matin, selon un médecin du centre.
Les assaillants auraient lancé des pierres contre les installations et tenté d’y mettre le feu. Alertés par les bruits, les gardiens sont intervenus, permettant de maîtriser la situation. Aucun bilan précis des dégâts matériels ni d’éventuelles victimes n’était disponible dans les premières informations recueillies.
Le personnel soignant demande désormais aux autorités de renforcer la sécurité du centre, destiné à améliorer la prise en charge des personnes atteintes de la maladie à virus Ebola.
Cette attaque intervient dans un contexte particulièrement préoccupant pour les équipes sanitaires de Bafwasende. Une semaine auparavant, le samedi 24 octobre, un infirmier engagé dans la riposte avait été tué par des jeunes qui l’accusaient, avec un autre intervenant, de propager Ebola en contaminant les sources d’eau.
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Un directeur d’école participant également aux activités de riposte avait été grièvement blessé lors de ces violences.
Selon le médecin-chef de la zone de santé de Bafwasende, le docteur Marcel Likilo, d’autres incidents avaient précédé ce drame, notamment l’incendie de la maison d’un relais communautaire et l’agression d’un enfant dont le père travaillait dans la riposte.
Les autorités sanitaires avaient alors fait état de 19 cas confirmés d’Ebola dans cette zone de santé, dont neuf décès et cinq guérisons, selon les données communiquées le 25 octobre. Trois patients testés positifs avaient également quitté les structures de soins sans achever leur prise en charge.
La répétition de ces violences fait craindre de nouvelles difficultés pour les équipes chargées de soigner les malades, de sensibiliser les communautés et de suivre les personnes exposées au virus.
L’attaque de ce samedi intervient également dans un contexte de préoccupations sanitaires partagées avec l’Ituri voisine.
Le 26 octobre 2026, Buniaactualite.cd avait déjà alerté sur les difficultés simultanées rencontrées par la riposte dans les zones de santé voisines, Nia-Nia en Ituri et Bafwasende dans la Tshopo.
Alors que des agents réclamaient le paiement de leurs primes à Nia-Nia, dans le territoire de Mambasa, les équipes sanitaires de Bafwasende faisaient face à des agressions liées aux rumeurs sur Ebola. Le nouvel incident visant le centre de traitement renforce les préoccupations concernant la sécurité des intervenants et la continuité des activités de riposte de part et d’autre de la limite entre la Tshopo et l’Ituri.
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