La dégradation des routes constitue désormais un obstacle concret aux opérations de lutte contre Ebola en Ituri. Lundi 19 octobre 2026, un véhicule d’une équipe chargée des enterrements dignes et sécurisés (EDS), transportant deux dépouilles, s’est retrouvé embourbé sur un axe routier de la zone de santé de Mangala.
Cet incident relance la question des moyens logistiques mobilisés pour atteindre les communautés affectées par l’épidémie. Une vidéo parvenue à la rédaction de Buniaactualite.cd, dont l’authenticité a été confirmée par la Protection civile de l’Ituri, documente cette difficulté rencontrée par les intervenants sanitaires sur le terrain.
L’incident illustre les conséquences de la détérioration des infrastructures routières, particulièrement pendant la saison des pluies. Dans plusieurs localités, l’état boueux et dégradé des voies de communication rend difficile l’accès aux aires de santé, compliquant ainsi les déplacements des équipes engagées dans la riposte.
Dans le cas de Mangala, le véhicule transportait deux corps pris en charge par une équipe EDS. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas la durée de son immobilisation, ni si les dépouilles étaient celles de personnes dont l’infection par Ebola avait été confirmée.
Cette situation est particulièrement préoccupante au regard du rôle des enterrements dignes et sécurisés dans la prévention de la transmission du virus.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le contact direct avec les fluides corporels d’une personne décédée d’Ebola présente un risque de contamination. Les équipes spécialisées doivent donc pouvoir intervenir dans des conditions sanitaires appropriées, tout en préservant la dignité des défunts et le respect des familles.
Les difficultés d’accès routier peuvent retarder ces interventions, mais également compliquer le transport des équipements, le déploiement des équipes de surveillance et l’acheminement des intrants nécessaires aux structures sanitaires.
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Cette situation confirme les préoccupations déjà exprimées par la Protection civile provinciale. Dans une alerte relayée le 17 octobre par Buniaactualite.cd, cette structure mettait en garde contre les conséquences des fortes pluies et de la dégradation des axes routiers sur les activités de riposte contre Ebola.
L’incident de Mangala constitue désormais une illustration concrète de ces risques. Face à ces contraintes, la réhabilitation ciblée des routes desservant les zones de santé affectées apparaît comme un besoin important. Le recours à des véhicules adaptés aux pistes difficiles, notamment en saison pluvieuse, pourrait également contribuer à améliorer la mobilité des équipes sanitaires.
Ces interventions nécessitent une coordination entre les autorités sanitaires, les services chargés des infrastructures et les partenaires techniques et financiers de la riposte.
Dans une province qui demeure l’épicentre de l’épidémie d’Ebola en RDC, l’accessibilité des zones de santé constitue aussi un enjeu de protection des vies humaines.
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