Les fortes pluies qui s’abattent sur plusieurs régions de l’Ituri risquent de perturber les activités de riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE). La Protection civile provinciale alerte notamment sur les difficultés d’accès aux zones de santé affectées par l’épidémie et appelle à des mesures préventives.
Dans une communication de son Système d’alerte précoce (SAP), la Direction générale de la protection civile (DGPC) de l’Ituri met en garde contre les conséquences possibles des intempéries sur les interventions sanitaires.
Selon cette structure, les fortes précipitations, les débordements des cours d’eau et la dégradation des axes routiers pourraient ralentir considérablement les déplacements des équipes engagées dans la lutte contre Ebola, particulièrement dans les zones difficiles d’accès.
La Protection civile redoute notamment une diminution des investigations épidémiologiques, des difficultés dans le suivi des personnes contacts et des retards dans l’identification et le transfert des cas suspects vers les structures de prise en charge.
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Les opérations de recherche active des cas, l’acheminement des échantillons vers les laboratoires ainsi que les enterrements dignes et sécurisés (EDS) pourraient également être perturbés par l’impraticabilité de certaines routes et l’insuffisance de moyens logistiques adaptés.
Ces contraintes météorologiques risqueraient ainsi de compromettre la rapidité des interventions, pourtant essentielle pour identifier les cas, limiter les contacts à risque et interrompre les chaînes de transmission du virus.
Face à ces menaces, la Protection civile appelle les autorités sanitaires, les organisations engagées dans la riposte et les communautés locales à anticiper les difficultés liées aux intempéries et à définir des stratégies adaptées pour assurer la continuité des opérations.
La structure évoque une diminution récente des cas positifs en Ituri, sans toutefois fournir de données chiffrées permettant d’en mesurer l’ampleur.
Dans son bulletin du 8 octobre 2026, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indiquait que 28 des 36 zones de santé de l’Ituri avaient enregistré des cas depuis le début de l’épidémie, confirmant l’étendue géographique de la crise sanitaire dans la province.
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Cette alerte de la Protection civile intervient alors que la saison des pluies accentue les difficultés de circulation sur plusieurs axes routiers de l’Ituri. Elle met en évidence la nécessité d’adapter les moyens de transport et la logistique sanitaire aux réalités climatiques afin de maintenir les interventions contre Ebola.
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