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    Les agents de la riposte contre Ebola affectés au Centre de traitement Ebola (CTE) de l’Hôpital général de référence d’Oïcha, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), dénoncent quatre mois de rémunérations impayées. Dans un mémorandum rendu public mercredi 4 novembre 2026, ils sollicitent l’intervention des autorités pour obtenir le paiement de leurs arriérés.

    Ces professionnels de santé affirment se sentir abandonnés malgré leur engagement dans la prise en charge des patients atteints de la maladie à virus Ebola.

    À travers leur mémorandum, ils demandent aux responsables de la riposte et aux autorités compétentes de trouver une solution à leur situation, qui perdure depuis plusieurs mois.

    Si le document ne mentionne pas explicitement le déclenchement d’une grève, le message affiché sur leur calicot laisse entrevoir une possible intensification de leur mouvement de revendication en l’absence de réponse satisfaisante.

    Cette nouvelle alerte intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour du paiement des agents mobilisés contre Ebola dans l’est de la RDC.

    Le 21 septembre dernier, des agents de la riposte à Beni avaient déjà manifesté pour réclamer quatre mois d’arriérés. En Ituri, plusieurs mouvements similaires ont été enregistrés, notamment à Rwampara, Nia-Nia et Tchomia, où des prestataires ont dénoncé des retards de rémunération.

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    À Tchomia, les agents du Centre de traitement Ebola avaient suspendu leurs prestations le 29 octobre, après l’expiration d’un ultimatum adressé aux autorités.

    À Oïcha, cette nouvelle revendication intervient alors que la zone de santé reste confrontée à l’épidémie. Le 24 octobre, les responsables sanitaires avaient notamment annoncé la guérison de six patients, tout en alertant sur trois cas confirmés qui avaient quitté le circuit de prise en charge.

    Les revendications du personnel soulèvent ainsi des préoccupations concernant la continuité des soins et les conditions de travail des équipes engagées dans la riposte.

    À ce stade, aucune suspension effective des activités du CTE d’Oïcha n’a été confirmée dans le cadre de cette nouvelle revendication. Les explications des responsables chargés du paiement des agents restent attendues.

    Rédaction

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