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    Une jeune femme a été tuée et une autre blessée par balle jeudi 24 septembre 2026 au cimetière de Rwangoma, dans la commune de Beu à Beni, au Nord-Kivu, lors de tensions survenues pendant l’inhumation sécurisée d’une personne présentée comme décédée de la maladie à virus Ebola.

    Contrairement aux premières informations provenant de sources locales et administratives qui faisaient état de deux décès, la deuxième victime est toujours en vie.

    Le médecin directeur de l’Hôpital général de Beni, Dr Jérémie Muhindo, a confirmé qu’elle reçoit des soins et que son état évolue favorablement.

    « La victime annoncée morte est en vie », a-t-il précisé, indiquant qu’elle est prise en charge à la clinique Nyamwisi de l’Hôpital général de Beni.

    Des tensions pendant l’inhumation

    L’incident s’est produit au cours d’un enterrement digne et sécurisé organisé pour une personne présentée comme décédée d’Ebola.

    Selon des sources locales, des tensions ont éclaté entre des jeunes et des éléments des forces de l’ordre présents sur les lieux.

    Des témoins rapportent que certains jeunes auraient voulu voir le corps avant son inhumation et que les forces de l’ordre auraient tenté de les disperser.

    Des tirs ont ensuite été entendus. Une jeune femme touchée par balle est décédée sur place, tandis qu’une autre a été blessée et conduite dans une structure sanitaire.

    Les circonstances exactes dans lesquelles les tirs ont été effectués ainsi que l’identité de leur auteur restent à établir.

    Plusieurs autres personnes auraient également été blessées au cours de l’incident, mais leur nombre et la nature de leurs blessures n’étaient pas encore officiellement précisés.

    Des agents interpellés pour les besoins de l’enquête

    Selon une source sécuritaire, au moins deux membres des forces de défense et de sécurité ont été interpellés pour les besoins de l’enquête ouverte après la mort de la civile.

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    Cette interpellation ne permet pas, à ce stade, de leur attribuer la responsabilité des tirs. L’enquête devra notamment déterminer les circonstances de l’usage des armes à feu et les responsabilités individuelles.

    L’incident intervient dans un contexte où les équipes engagées dans la riposte contre Ebola insistent sur le respect des mesures de prévention lors de la prise en charge et de l’inhumation des personnes décédées de la maladie.

    Les premières informations diffusées après les faits avaient fait état de deux jeunes femmes décédées. Cette version a été rectifiée après la confirmation du médecin directeur de l’Hôpital général de Beni selon laquelle la deuxième victime est vivante et poursuit ses soins.

    Rédaction

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