Sept apprenants, dont cinq écoliers et deux élèves du secondaire, figureraient parmi les personnes atteintes d’Ebola à Mangina, dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Le Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (SYNECATH) alerte sur cette situation et réclame un renforcement urgent des dispositifs de prévention dans les établissements scolaires.
L’alerte a été lancée lundi 19 octobre 2026 par Muhindo Musubao Kiwanza, responsable du SYNECATH à Mangina, localité située à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Beni.
Selon ce syndicaliste, au moins 20 cas d’Ebola auraient été confirmés dans la localité au cours des deux dernières semaines. Parmi les personnes touchées figureraient sept apprenants répartis dans cinq établissements, dont trois écoles primaires et deux écoles secondaires.
« Nous appelons à une intervention urgente pour équiper les écoles par des moyens de prévention », a déclaré Muhindo Musubao Kiwanza, préoccupé par les risques auxquels seraient exposés les élèves et les enseignants.
Le syndicaliste fait également état de décès parmi les apprenants concernés et indique que d’autres malades seraient pris en charge par les équipes de riposte. Il ne précise toutefois ni le nombre de décès, ni l’identité des établissements touchés.
Ces chiffres, communiqués par le représentant syndical, n’ont pas encore été confirmés indépendamment auprès de la zone de santé de Mabalako, dont relève Mangina.
Face à cette situation, le SYNECATH sollicite l’intervention du médecin-chef de zone de Mabalako, de la coordination de la riposte contre Ebola et des responsables politiques locaux.
L’organisation demande notamment la mise à disposition de kits de lavage des mains, de matériel de protection et d’autres équipements nécessaires à l’application des mesures préventives dans les écoles.
Cette alerte intervient alors que plusieurs initiatives de prévention ont déjà été engagées dans les établissements scolaires de Mangina. En septembre, plus de quinze écoles avaient été ciblées par une opération de distribution de matériels sanitaires, comprenant notamment des dispositifs de lavage des mains, du savon et des thermomètres sans contact.
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Cependant, la déclaration du SYNECATH soulève la question de la couverture réelle des besoins, de la disponibilité des équipements et de leur utilisation régulière dans les établissements exposés.
La zone de santé de Mabalako figure parmi celles qui enregistrent des cas d’Ebola au Nord-Kivu. Le 13 octobre, une patiente avait notamment été déclarée guérie après sa prise en charge dans un centre de traitement de cette zone.
Pour les responsables éducatifs, la poursuite des enseignements dans ce contexte nécessite une surveillance sanitaire adaptée, une sensibilisation régulière des élèves et une collaboration étroite entre les écoles et les services de santé.
En attendant une confirmation du bilan scolaire par les autorités sanitaires, l’appel du SYNECATH met en lumière les préoccupations croissantes concernant la protection des enfants et du personnel enseignant face à la propagation de l’épidémie.
Yves Romaric Baraka

