En pleine épidémie de maladie à virus Ebola en Ituri, les rumeurs et la peur continuent de gagner du terrain dans plusieurs quartiers de Bunia. Ces derniers jours, le Complexe scolaire Baraka, situé dans le quartier Bankongolo, s’est retrouvé au centre d’informations alarmantes relayées dans la communauté.
Selon ces rumeurs, deux élèves seraient décédés à l’intérieur même de l’établissement scolaire, provoquant inquiétude et confusion parmi les parents d’élèves et les habitants du quartier.
« Les enfants ne sont pas décédés à l’école »
Contactée par notre rédaction, la promotrice du Complexe scolaire Baraka a formellement démenti ces informations.
Elle explique que les deux enfants étaient absents des cours depuis plusieurs semaines en raison de leur état de santé et qu’ils sont décédés dans une structure sanitaire où ils recevaient des soins.
« Le premier enfant est décédé le samedi, le second par après. Ils étaient absents de trois semaines de l’école parce qu’ils étaient malades. Ils ne sont pas morts chez nous, à l’école, mais à l’hôpital », a-t-elle déclaré avec émotion.
La responsable de l’établissement a également présenté ses condoléances aux familles touchées par ce drame.
« Je présente mes condoléances à la famille qui a perdu ses deux enfants », a-t-elle ajouté.
Ebola et montée de la psychose communautaire
Dans un contexte marqué par la progression de l’épidémie d’Ebola en Ituri, plusieurs communautés vivent désormais dans un climat de forte anxiété.
Les écoles figurent parmi les espaces particulièrement sensibles, en raison du rassemblement quotidien d’enfants et du risque de propagation des rumeurs sur les réseaux sociaux et dans les quartiers.
Cette situation favorise parfois des amalgames rapides entre maladie, décès et contamination supposée, même en l’absence de confirmation officielle.
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Face à cette montée de la psychose, la promotrice du Complexe scolaire Baraka appelle la population à faire preuve de retenue et de responsabilité dans le partage des informations.
« Ne colportez pas d’informations non vérifiées », a-t-elle insisté.
Les autorités sanitaires rappellent régulièrement que la lutte contre Ebola ne repose pas uniquement sur les soins médicaux, mais également sur une communication fiable et la réduction des fausses informations susceptibles de provoquer panique, stigmatisation ou méfiance envers certaines familles et institutions.
Dans plusieurs zones affectées par l’épidémie, les équipes de riposte continuent de sensibiliser la population sur l’importance de vérifier les informations auprès des sources sanitaires officielles avant toute diffusion publique.
Grâce Kasemire

