Au total, 51 civils ont été tués dans un nouveau massacre attribué à la milice de la CODECO dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri. Aspect particulier : 29 enfants parmi les victimes.
Sur des images horribles qui ont circulé sur les réseaux et authentifiées par des sources concordantes, l’on pouvait voir deux enfants morts calcinés. Ils sont difficilement âgés de 2 ans.
Sur une autre image, un enfant a été découpé à la machette sur le dos de sa mère. Sa mère, aussi décédée, présentait des traces de blessures à la machette.
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Ces images démontrent le degré de la cruauté qui a régné lors de ce nouveau massacre de civils à Djaiba, qualifié par le porte-parole des FARDC en Ituri comme un acte de « représailles de la milice de la CODECO ».
Justice réclamée
Condamnant ce massacre, de nombreuses voix se sont levées pour réclamer justice. L’association culturelle Ente, qui regroupe le peuple Hema dont sont majoritairement les victimes, sollicite une ouverture d’enquête pour que les responsabilités soient établies.
De son côté, Ghyslain Atiaboli, un activiste des droits des enfants, déplore l’attaque des miliciens de la coopérative pour le développement du Congo Codeco ciblant principalement les enfants et les femmes dans le site de déplacés de Jaiba en territoire de Djugu.
Dans un entretien accordé à buniaactualite.cd, il rappelle le gouvernement congolais devant sa responsabilité.
« On se demande jusqu’où on va continuer à aller » s’interroge-t-il.
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Devant cette gravité de la situation où les enfants ont été coupés à la machette, voire calcinés dans des maisons, Ghyslain Atiaboli veut voir les auteurs, qui sont les miliciens de la Codeco, subir la rigueur de la loi.
« Trop c’est trop, il est temps que les autorités agissent. C’est vraiment inhumain. Il est aussi temps que la justice soit faite pour toutes ses victimes », a-t-il martelé.
Il faut dire que, dans la nuit du lundi à ce mardi 11 février, les miliciens de la Codeco ont signé une attaque contre le site de déplacés de Jaiba et des localités environnantes dans le territoire de Djugu où plus de 80 personnes ont été massacrées, dont des femmes et des enfants.
Marcus Jean Loika

