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    Un flou continue à planer sur les circonstances exactes qui ont entouré la mort tragique d’une vingtaine de jeunes sauvagement tués à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sous contrôle des rebelles du M23 et de l’armée rwandaise.

    Des révélations choquantes

    Des images choquent. Ces jeunes ont été tués dans une maison inachevée à Goma. Des impacts de balles sont visibles sur des images largement relayées sur les réseaux sociaux, associés à des séquences vocales.

    La première hypothèse est que ces jeunes auraient été surpris en train de consommer de l’alcool et du chanvre. Attitude qui aurait conduit les rebelles du M23 à les exécuter sur place.

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    Une version qui semble être soutenue par le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), à travers la Première ministre.

    « Jusqu’à hier encore (samedi), vous avez vu des images des jeunes gens tués sauvagement par des militaires rwandais simplement parce qu’ils s’étaient réunis pour prendre un verre ensemble », a déclaré dimanche à Genève d’entrée de jeu la Première ministre Judith Suminwa à la diaspora congolaise de Suisse, dont les membres sont venus en masse pour l’écouter sur la situation actuelle en République démocratique du Congo. C’est ce que rapporte l’agence congolaise de presse.

    Judith Suminwa a été la salle de l’hôtel Intercontinental à Genève, en Suisse, où s’est tenue une conférence-débat sur la vision du gouvernement de la République démocratique du Congo face aux enjeux du moment liés à la guerre d’agression imposée par le Rwanda, cristallisée par le carnage de Goma ayant fait plus de 8 mille morts.

    La deuxième hypothèse sur la tuerie sauvage de ces jeunes est celle d’un recrutement forcé à rejoindre la rébellion qui aurait mal tourné. Suite à la résistance de ces jeunes, les rebelles les ont exécutés.

    Au-delà de ces deux versions très répandues, d’autres circulent aussi. Pendant ce temps, c’est la terreur qui gagne la population de Goma, spécifiquement celle se trouvant dans la périphérie de la zone de la découverte macabre de ces corps sans vie. Il s’agit du quartier Katoyi.

    Le ministère de l’Intérieur de la République démocratique du Congo vient de rendre public un communiqué, déplorant l’attitude inhumaine de l’armée rwandaise et du M23 sur le sol congolais sous occupation.

    « Depuis l’occupation par l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23/AFC de certaines zones du territoire national, il se constate des faits relatifs à des exactions et exécutions sommaires, des viols, des séquestrations, des recrutements forcés de jeunes, d’enfants de moins de 18 ans ainsi que de militaires et de policiers qui se sont rendus », a écrit le ministre dans un document consulté par buniaactualite.cd ce dimanche 23 février.

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    Rédaction

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