Archives

    Plus de trente-six corps d’indigents sont abandonnés depuis près de quatre ans à la morgue de l’Hôpital général de référence (HGR) de Maluku, dans l’est de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

    Une alerte faite mardi par une commission de l’Assemblée provinciale de Kinshasa (APK), à l’issue d’une mission d’information.

    « Nous pouvons déjà alerter sur la situation qui sévit à l’Hôpital général de référence de Maluku, notamment au niveau de la morgue, où l’on dénombre plus de 36 corps sans vie abandonnés, des corps dits indigents, dont certains y séjournent depuis plus de trois ans, voire quatre ans », a déclaré Steve Mulumba, président de la Commission Aménagement du territoire et Environnement de l’APK.

    Selon ce député provincial, l’absence de prise en charge par les familles ou par les autorités compétentes a conduit à une accumulation prolongée de dépouilles, soulevant des préoccupations sanitaires, éthiques et environnementales.

    Une situation similaire a été constatée à l’Hôpital général de référence de Kinkole, ex-Centre neuro-psycho-pathologique (CNPP), également situé dans la partie est de la capitale congolaise. Dans cet établissement, au moins 54 corps d’indigents seraient conservés depuis plus de deux à trois ans dans la morgue, dans des conditions jugées préoccupantes par la commission parlementaire.

    A lire aussi : RDC : les Léopards et le ministre des Sports en visite de réconfort aux militaires blessés à Kinshasa

    Des sources sur place évoquent la persistance d’odeurs nauséabondes, illustrant la dégradation des conditions de conservation et les limites des capacités logistiques de ces structures hospitalières publiques.

    La Commission Aménagement du territoire et Environnement de l’APK indique avoir saisi les autorités provinciales afin que des mesures urgentes soient prises, notamment en matière d’inhumation digne des indigents et d’amélioration de la gestion des morgues publiques.

    À Kinshasa, la problématique des corps non réclamés demeure récurrente dans plusieurs hôpitaux publics, en raison de la pauvreté, de l’absence d’identification des défunts ou du manque de mécanismes institutionnels clairs pour leur prise en charge.

    Rédaction

    Leave A Reply

    error: Content is protected !!