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    Le manque d’eau potable dans les sites de déplacés de Bunia et de ses environs, dans la province de l’Ituri, suscite de vives inquiétudes parmi les acteurs communautaires, alors que des milliers de personnes déplacées vivent dans des conditions précaires.

    S’exprimant lundi devant la presse à Bunia, Olivier Bavi Karba, communicateur de l’Association des déplacés et victimes des guerres de l’Ituri, a alerté sur l’interruption de l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs sites accueillant des populations ayant fui les violences armées.

    « Depuis un certain temps, les déplacés ne sont plus approvisionnés en eau potable », a-t-il déclaré. Il a souligné les « risques sanitaires » auxquels sont exposées ces communautés vulnérables, notamment la recrudescence des maladies hydriques.

    Selon lui, la situation devient de plus en plus critique en raison de la promiscuité dans les sites et du manque d’alternatives sûres pour l’accès à l’eau. Il a appelé à une intervention rapide des organisations non gouvernementales humanitaires ainsi que des autorités gouvernementales, afin de répondre à ce qu’il qualifie de besoins urgents.

    Les sites de déplacés de Bunia et des localités périphériques accueillent depuis plusieurs années des familles contraintes de fuir les affrontements récurrents entre groupes armés et FARDC dans différentes zones de l’Ituri.

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    La pression démographique, conjuguée à la réduction de certaines aides humanitaires, complique l’accès aux services de base, dont l’eau potable.

    Rédaction

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