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    Le conseil de l’Institut, organe suprême de l’ISP, exprime son indignation face à « la destruction méchante » dont il a été victime de la part des déplacés le jour du scrutin à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

    L’institut supérieur pédagogique, ISP Bunia présente son bilan de la manière suivante :

    • 21 salles de classe complètement saccagées et pillées,
    • Des livres de l’école, des documents divers et les biens des élèves emportés,
    • Le bureau de la Direction de l’École saccagé et pillé,
    • 70 sacs de ciment ainsi que le matériel de construction d’une fondation de 6 salles de classe volés et ramenés au site dont une échelle a été retournée le jeudi 21 décembre 2023 par un déplacé. Parmi ceux qui ont volé les ciments, 5 ont été identifiés alors qu’ils vendaient ces sacs à 15 000 voire 20 000 FC,
    • 2 motos des enseignants, des téléphones, des sacs à mains, cartes d’électeurs emportés,
    • Quelques vitres de la résidence des professeurs et de l’école maternelle cassées.

    Le coût total des biens détruits est évalué par l’ISP à environ 32 411. 8 dollars américains mis à part les matériels de la CENI.

    Face à ces incidents, l’IPS, créé en 1968 (la plus ancienne institution publique de l’État en Ituri) ne décolère pas :

    • à la CENI qui a réquisitionné l’école pour abriter les centres de vote, de réhabiliter l’école avant la fin des vacances de Noël et de Nouvel an (avant le 08 janvier) ainsi que de restituer les contre-valeurs des biens pillés. La destruction de ces 21 sur 31 salles de classes affecte plus de 1100 élèves sur 1825 qu’encadre l’école primaire de l’ISP.
    • à l’État congolais, à travers ses services spécialisés, de rechercher les commanditaires de cette destruction et de les déférer devant la justice. Loin de là, le gouvernement congolais est appelé, en collaboration avec les organisations humanitaires, à trouver une solution idéale pour la gestion de ces déplacés dans un lieu convenable.

    ” Déguerpir ces déplacés ? ” L’État congolais et les humanitaires doivent prendre des dispositions qui s’imposent, déclare le chef de travaux Lokuni Nembe, secrétaire général académique de l’ISP qui poursuit que « ces déplacés constituent une menace pour l’ISP de par le comportement affiché ».

    L’ISP attend aussi l’aide de la population environnante pour récupérer les biens que certains sont en train de vendre ça et là.

    Verite Johnson

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