Des familles déplacées vivant dans des maisons de location à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, feraient l’objet d’expulsions arbitraires de la part de certains responsables locaux. L’Association des déplacés victimes de guerre (ADVG) a dénoncé cette situation et annoncé son intention de saisir la justice.
Selon Olivier Bavi Karba, communicateur de cette organisation, des chefs de quartiers et de blocs contraindraient certaines familles déplacées à quitter leurs logements, alors même qu’elles seraient en règle avec leurs obligations locatives.
Ces accusations interviennent dans un contexte de démantèlement progressif de certains sites accueillant des personnes ayant fui les violences armées dans les territoires de Djugu, Mahagi et Irumu.
« Nous sommes profondément inquiets. Après avoir été chassés des sites, même ceux qui se débrouillent pour louer une maison sont maintenant menacés et chassés par certains chefs de quartiers. C’est inacceptable », dénonce Olivier Bavi Karba.
L’ADVG estime que ces pratiques aggravent la vulnérabilité des familles concernées, déjà confrontées à des difficultés d’accès au logement et aux moyens de subsistance.
Son communicateur rappelle que les personnes déplacées internes conservent les mêmes droits fondamentaux que les autres citoyens congolais, notamment en matière de protection contre les expulsions arbitraires.
« Nous allons traduire devant la justice tous les chefs qui chassent les déplacés. Ils sont Congolais et méritent de jouir de tous leurs droits comme les autres citoyens », prévient-il.
L’organisation appelle ainsi les autorités urbaines et provinciales à intervenir pour prévenir les abus et garantir la protection des familles déplacées.
Depuis plusieurs années, Bunia accueille des milliers de personnes ayant fui l’insécurité dans différentes parties de l’Ituri. Les sites de Kigonze et de Bunia figurent parmi les lieux d’accueil de ces populations.
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Les accusations formulées par l’ADVG n’ont pas encore fait l’objet d’une réaction des chefs de quartiers mis en cause. Aucun cas précis d’expulsion n’a été documenté de manière indépendante au moment de la rédaction de cet article.
Lydia Combe

