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    Vue du batiment abritant le complexe scolaire les Messagers.
    Photo ©Luc Malembe
    Le préfet des études du complexe scolaire les Messagers situé au quartier Hoho dans la périphérie de Bunia, qui venait à peine de sortir du cachot a dénoncé vendredi plusieurs arrestations arbitraires opérées par le parquet de grande instance à la suite d’un dossier de viol présumé d’une élève par le chauffeur d’un bus de transport scolaire.

    « Des policiers envoyés par le parquet étaient venus arrêter mercredi 24 janvier un de nos chauffeurs accusé d’avoir violé une élève mineure. Les autres élèves se sont soulevé comme c’était pendant la récréation. Ils se sont alors mis à caillasse la jeep de la police. Craignant que l’accusé ne puisse s’en fuir, j’ai demandé qu’on l’emmène dans mon bureau pour voir comment l’embarquer lorsque la situation va se calmer. Un groupe de taximen a alors envahi l’école avec eux aussi l’intention de faire évader le présumé violeur. J’avais alors ordonné de l’enfermer dans le bureau. Comme la police du parquet s’était retirée pour faire appel à des renforts, j’ai appelé la police du quartier qui a tiré quelques coups de balles pour disperser les taximen. Mais à ma grande surprise, quand la police du parquet est revenue, elle était déjà en possession d’un mandat d’arrêt contre moi » explique Ghislain Mbusa, dans un échange avec buniaactualite.com qui regrette avoir passé deux jours au cachot avant de débourser une grosse somme d’argent dont il n’a pas révélé le montant, pour obtenir sa libération.

    Quant au chauffeur inculpé, il serait passé aux aveux avant d’être acheminé à la prison centrale de Bunia en attendant la suite de son dossier a affirmé la même source, déplorant en outre l’arrestation de plusieurs autres élèves de cette école qui jusqu’à vendredi dernier, étaient toujours en détention au même endroit, suite à une marche de protestation qu’ils avaient organisé la veille en vue d’exiger sa libération.

    La Rédaction

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