À la suite du passage du ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, en territoire d’Aru, au nord de la province de l’Ituri, des structures citoyennes locales montent au créneau pour encadrer la reprise des activités minières dans la chefferie des Alur.
La force vive des Alur conditionne désormais toute reprise d’exploitation à la mise en place d’un cahier des charges clair et contraignant, garantissant des retombées effectives pour les communautés locales.
A lire aussi : À Bunia, Louis Watum Kabamba à la recherche des solutions sur l’exploitation minière
Selon Ongua Lalata Sabuni, coordonnateur de la structure citoyenne, cette démarche vise à éviter la répétition des pratiques d’exploitation jugées abusives et non encadrées dans la zone d’Awuko.
« Nous saluons la décision du ministre portant fermeture des activités d’exploitation artisanale et illégale de l’or par des sujets étrangers. La saisie de leurs matériels à entreposer au bureau du territoire d’Aru est un signal de fermeté au profit de la population locale », a-t-il déclaré.
La société civile affirme avoir identifié plusieurs opérateurs étrangers actifs dans la zone sans titres miniers ni permis légaux, utilisant des engins lourds en violation du Code minier congolais.
« Nous avons signalé plusieurs sociétés étrangères engagées dans l’exploitation illégale à Awuko sans titres ni permis, avec des engins lourds, en violation de la législation congolaise. C’est une situation préjudiciable à l’économie nationale et aux communautés locales », a ajouté Ongua Lalata Sabuni.
Cette sortie intervient dans un contexte déjà tendu, marqué par des dénonciations de destruction de champs agricoles, profanation de tombes, conflits autour de la concession de l’église CECA 20 dans le groupement Awuko.
Ces incidents ont contribué à intensifier la pression sur les autorités pour une régulation stricte du secteur minier.
Pour la société civile des Alur, aucun projet minier ne devrait reprendre sans cahier des charges communautaire signé, mécanismes de redevabilité locale, et respect strict du Code minier.
Isaac Etsoni Ondoa

