L’acteur politique, Christian Shauri, est aux arrêts depuis le 7 mai 2026 après son interpellation aux environs de la ville de Bunia, en province de l’Ituri. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite sur les raisons exactes de son arrestation.
Cette interpellation intervient dans un contexte marqué par la circulation, sur les réseaux sociaux, d’un message publié sur une chaîne WhatsApp portant le nom de Christian Shauri. Dans cette publication devenue virale, il était notamment affirmé que le Général Bruno Mandefu aurait été tué après des opérations menées dans le territoire de Djugu. Le texte contenait également de graves accusations visant le gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama.
Quelques heures après la diffusion de ce message, plusieurs sources locales ont évoqué une arrestation qui serait liée à cette publication. D’après certaines informations relayées dans l’entourage de Christian Shauri, l’interpellation aurait été faite sur instruction du Général Bruno Mandefu, bien vivant, contrairement aux affirmations contenues dans le message diffusé sur WhatsApp.
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Dans le camp de ses proches, une autre version circule. Certains soutiennent que cette chaîne WhatsApp ne serait pas gérée par Christian Shauri et qu’elle aurait été créée par des personnes non identifiées dans le but de ternir son image ou de provoquer son arrestation. À ce stade, aucune preuve indépendante ne permet de confirmer cette thèse.
L’affaire continue néanmoins de susciter des réactions dans les milieux sociopolitiques de Bunia. Parmi les voix qui se sont exprimées figure celle de Xavier Assani, coordonnateur de Jeunesse na Biso ASBL. Dans une déclaration rendue publique, il dit apporter son soutien à Christian Shauri et dénonce ce qu’il qualifie, selon ses informations d’« arrestation arbitraire ».
Tout en reconnaissant le droit pour toute personne estimant avoir été lésée de saisir la justice, Xavier Assani appelle au respect des procédures légales et de la dignité humaine lors des interpellations. Il estime que seule la justice est habilitée à établir les responsabilités et à décider, le cas échéant, d’une privation de liberté dans le respect des lois du pays.
Pour l’instant, ni les autorités militaires de l’Ituri ni les services judiciaires ne se sont officiellement exprimés sur ce dossier. En attendant d’éventuelles clarifications, plusieurs observateurs appellent à la prudence face aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux, dans un contexte provincial déjà marqué par de fortes tensions sécuritaires et politiques.
M. Shauri, qui se présente aussi comme coordonnateur des Jeunes Leaders dans la province de l’Ituri, est surtout connu comme l’un des défenseurs des actions de l’administration provinciale sous état de siège en Ituri, à travers ses prises de position publique.
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