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    Au centre commercial d’Ariwara, dans le territoire d’Aru, l’entrepreneuriat s’impose progressivement comme une alternative concrète pour une jeunesse confrontée au manque d’emplois et aux difficultés économiques.

    Longtemps perçu comme un concept théorique ou réservé à une élite financière, l’entrepreneuriat devient aujourd’hui une réalité portée par de nombreux jeunes engagés dans des activités génératrices de revenus. Commerce, agriculture, élevage, transformation alimentaire, artisanat ou encore services numériques figurent parmi les secteurs investis par cette nouvelle génération.

    Dans les centres urbains comme dans les milieux ruraux, plusieurs jeunes choisissent désormais de développer leurs propres initiatives afin de subvenir à leurs besoins et de participer à la dynamique économique locale.

    « Aujourd’hui, nous avons compris qu’il ne faut pas seulement attendre l’emploi. Avec peu de moyens, les jeunes peuvent commencer une activité et évoluer progressivement. Notre difficulté actuelle est seulement le manque de courant. Nous allions déjà amener toutes sortes d’usines de transformation pour occuper la jeunesse », explique un jeune entrepreneur rencontré à Ariwara.

    Cette évolution traduit un changement progressif des mentalités dans une région où le secteur public et les entreprises privées peinent à absorber la demande d’emploi des jeunes diplômés et non diplômés.

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    Des acteurs de la société civile ainsi que des opérateurs économiques saluent cette dynamique entrepreneuriale, qu’ils considèrent comme un levier important pour le développement économique local et la réduction du chômage.

    Le directeur général de la société Petro-City encourage, lui aussi, les jeunes à croire davantage au travail indépendant. « Les jeunes doivent redoubler d’efforts, croire au travail créé soi-même qui est le moteur du développement et non aller demander l’emploi. À partir de rien, on peut devenir quelqu’un. Il ne faut pas se sous-estimer », a-t-il déclaré.

    Malgré cette volonté d’entreprendre, plusieurs défis continuent toutefois de freiner les initiatives locales. Le manque d’électricité stable, l’accès limité au financement, l’insuffisance des infrastructures ainsi que l’insécurité persistante dans certaines zones de l’Ituri compliquent le développement de nombreux projets.

    Pour plusieurs observateurs, la dynamique visible à Ariwara illustre néanmoins l’émergence d’une jeunesse plus tournée vers l’innovation, la résilience économique et la création de valeur locale.

    Etsoni Ondoa Isaac

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