À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées à travers la province de l’Ituri pour promouvoir la protection de la nature et la restauration des écosystèmes. À Bunia, le Collège des étudiants de l’Université de Bunia (UNIBU), en partenariat avec l’organisation Héritiers du Développement au Congo (HDC), a organisé une campagne de sensibilisation suivie d’une vaste opération de reboisement sur le site universitaire de Tséré.
Selon les organisateurs, 500 arbres ont été plantés au sein de la concession de l’UNIBU, tandis que près de 2 000 arbres ont été mis en terre dans différentes localités de la province dans le cadre de cette initiative environnementale.
Au-delà de la symbolique de la plantation d’arbres, les participants ont insisté sur l’urgence d’agir face aux défis environnementaux qui affectent l’Ituri, notamment la déforestation, la pollution des cours d’eau, la dégradation des terres et les conséquences des activités minières.
Pour Samuel Babombi, chef de programme de l’organisation HDC, la célébration de cette journée doit servir de rappel sur les responsabilités collectives en matière de protection de l’environnement.
« La protection de l’environnement ne doit pas être un simple discours de circonstance. Chacun doit jouer sa partition pour préserver les ressources naturelles dont dépend notre survie », a-t-il déclaré.
L’activiste environnemental a également interpellé les entreprises minières opérant en Ituri sur le respect des obligations environnementales prévues par la législation congolaise.
« Les exploitants miniers ont l’obligation de réparer les dommages causés à l’environnement. Lorsqu’une exploitation laisse des fosses ouvertes ou détruit des espaces forestiers, des mesures de restauration doivent être prises », a expliqué Samuel Babombi.
Selon lui, plusieurs sites affectés par l’exploitation minière continuent d’exposer les communautés locales à des risques importants.
« Nous appelons les entreprises minières à remblayer les trous laissés après l’exploitation, à restaurer les zones dégradées et à contribuer à la réhabilitation des rivières affectées par leurs activités. La restauration des écosystèmes doit faire partie intégrante de leurs responsabilités », a-t-il insisté.
De leur côté, les étudiants de l’Université de Bunia ont lancé un appel à une plus grande prise de conscience citoyenne autour des enjeux environnementaux.
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Porte-parole des étudiants de l’UNIBU, David Cwinyay a souligné que la protection de l’environnement concerne chaque citoyen.
« L’environnement n’a pas besoin de nous, c’est nous qui avons besoin de l’environnement », a-t-il affirmé.
Face aux effets croissants du changement climatique, il estime que le moment est venu de passer des discours aux actions concrètes.
« Le climat n’attend pas et nous ne devons pas attendre non plus. Nous devons passer à l’action dès maintenant pour protéger notre environnement », a-t-il déclaré.
Le représentant des étudiants a également rappelé que la lutte contre la dégradation environnementale ne peut être laissée aux seules organisations spécialisées.
« La protection de l’environnement n’est pas une affaire réservée aux environnementalistes ou aux ONG. Chaque citoyen est concerné parce que les effets du changement climatique touchent tout le monde, sans distinction », a-t-il ajouté.
Présent à cette activité, Deo Gracias Bongamuzi, président du Conseil provincial de la jeunesse de l’Ituri, a salué l’engagement des étudiants et promis l’accompagnement de son institution dans les initiatives futures.
« Nous sommes prêts à accompagner toutes les initiatives portées par les étudiants de l’Université de Bunia en faveur de l’environnement, du climat et de la biodiversité », a-t-il assuré.
Cette campagne de reboisement s’inscrit dans les efforts de sensibilisation menés localement pour restaurer le couvert végétal et renforcer la résilience des communautés face aux effets du changement climatique.
Pour les organisateurs, la forte mobilisation observée lors de cette Journée mondiale de l’environnement constitue un signal encourageant. Ils appellent toutefois les autorités, les entreprises, les organisations de la société civile et les citoyens à poursuivre les actions concrètes en faveur de la protection durable des ressources naturelles de l’Ituri.
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