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    À Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, au Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC), des utilisateurs des groupes WhatsApp sont désormais menacés de poursuites judiciaires, en cas de dérapage.

    L’annonce est celle du maire de la ville de Bunia, faite ce 10 février 2025. Pour matérialiser cette démarche, l’autorité urbaine révèle qu’une équipe spécialisée est déjà mise en place en vue de détecter tout déraillement.

    « On a créé un service, je ne peux pas vous donner le nom, qui va suivre les conversations sur les réseaux sociaux, spécialement des groupes WhatsApp », a annoncé le commissaire supérieur principal Jean-Bosco Mbuyi Kola, dans des propos recueillis par bunia-info24.net.

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    « Si, dans votre groupe, vous diffusez quelque chose qui est contraire à ce que nous sommes en train de donner comme instructions, on va vous suivre », insiste-t-il.

    Le patron de l’état de siège à Bunia a animé un meeting populaire à Mudzi-Pela, l’un des quartiers de la ville de Bunia. Lors de cette séance particulière, il a profité pour faire véhiculer plusieurs messages à la population, allant dans le sens de soutenir les autorités légalement établies tout en dénonçant tout mouvement suspect.

    Depuis la prise de la ville de Goma par l’armée rwandaise et le M23, la République démocratique du Congo fait face à une autre forme de guerre : la guerre numérique. Les ennemis de la RDC font véhiculer des messages tendant à soutenir la menace rwandaise.

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    Avant l’appel de l’autorité urbaine, l’association culturelle Ente regroupant le peuple Hema a récemment découragé ses membres de continuer la propagation des messages faisant l’apologie de l’ennemi. Un communiqué de presse relayé par buniaactualite.cd

    Au niveau de Kinshasa, le Conseil supérieur de l’audiovisuel CSAC a insisté sur la vérification des faits avant toute publication. Les professionnels des médias sont d’ailleurs contraints de ne relayer que des informations des sources gouvernementales.

    Rédaction

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