Neuf personnes, dont une femme, ont été présentées à la presse le 4 septembre 2026 à Durba, dans le territoire de Watsa, province du Haut-Uélé. Les services de sécurité les soupçonnent notamment d’être impliquées dans plusieurs actes de criminalité enregistrés récemment dans cette partie de la province.
La présentation s’est déroulée au camp militaire d’Ahungba, en présence de plusieurs autorités politico-administratives et sécuritaires locales.
Selon Célestin Patro, administrateur adjoint du territoire de Watsa chargé des questions politiques et administratives, parmi les personnes présentées figurent un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), présenté par les autorités comme un « élément incontrôlé », ainsi que des personnes considérées comme des évadés de la prison centrale de Watsa.
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Des suspects attendus devant la justice
Les services de sécurité soupçonnent certaines de ces personnes d’être impliquées dans plusieurs braquages armés signalés récemment dans la région.
À ce stade, les faits reprochés aux personnes présentées restent des accusations qui devront être examinées par les autorités judiciaires compétentes.
Célestin Patro a annoncé que des dispositions étaient prises pour transférer les suspects à Isiro, chef-lieu de la province du Haut-Uélé, afin de les mettre à la disposition de la justice.
L’autorité territoriale n’a pas précisé, dans les informations communiquées à la presse, les charges individuelles retenues contre chacune des neuf personnes présentées.
L’administrateur adjoint du territoire de Watsa a également appelé les habitants à renforcer leur collaboration avec les services de sécurité, notamment en transmettant toute information susceptible de contribuer à la prévention et à la lutte contre la criminalité.
Il a demandé à la population de se désolidariser des personnes impliquées dans des actes susceptibles de compromettre la sécurité dans le territoire.
La suite de la procédure judiciaire devrait permettre d’établir les responsabilités individuelles des personnes interpellées, qui bénéficient de la présomption d’innocence tant qu’une décision judiciaire définitive n’a pas établi leur culpabilité.
Benjamin Vita

