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    Dans la poursuite de sa mission dans la partie est de la République démocratique du Congo (RDC), Volker Türk, le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, ne cesse d’exprimer son inquiétude par rapport à l’instabilité sécuritaire. 

    Après la province de l’Ituri, il s’est rendu au Nord-Kivu, province voisine de la première où le contexte semble identique. L’insécurité caractérise les deux parties du pays. Lors de sa visite ce mercredi au site de déplacés de Bulengo, situé au quartier Lac Vert à Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, il n’a pas hésité à appeler à la fin des hostilités, regrettant le non changement de la situation.

    « J’étais là, la dernière fois en 2013, et je me rappelle avoir parlé aux personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. Je suis de retour maintenant à nouveau en face des hommes chassés de leurs territoires suite aux viols, aux massacres liés à la guerre. Ça me brise le cœur de voir qu’un peuple chassé maintes fois de chez lui est plongé dans une situation précaire dans ce site », a-t-il laissé entendre dans des propos recueillis par l’agence congolaise de presse.

    « Ces déplacés veulent la paix et retourner, que ce conflit et violences s’arrêtent. Et que tout homme qui a de l’influence sur les hommes armés le fasse pour que ces violences s’arrêtent », a-t-il ajouté.

    Monsieur Volker Türk est accompagné de la cheffe de la mission des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) et d’autres personnalités. L’objectif de la mission est entre autres celui de s’imprégner des réalités de vie des milliers de Congolais en mouvement du fait de la guerre d’agression par le Rwanda sous couvert du M23.

    Comme en Ituri, le Nord-Kivu dénombre des milliers de déplacés, contraints de vivre parfois dans des conditions inhumaines sans assistance. Pendant ce temps, l’insécurité est loin d’être terminée, malgré l’instauration de l’État de siège il y a de cela près de 3 ans.

    Ces derniers mois, le gouvernement congolais souhaite voir une implication active de la communauté internationale pour sanctionner le Rwanda. Mais dans le concret, les choses semblent ne pas trop évoluer.

    Rédaction

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