À l’issue d’une visite à l’hôpital militaire de Bunia, le VPM Jean-Pierre Lihau a exprimé un mélange d’horreur face à la gravité des blessures des soldats et d’admiration devant leur engagement indéfectible ce mercredi 26 novembre 2025.
Le ministre a confié avoir été « sidéré et horrifié » par la réalité du quotidien des militaires blessés au combat. Il a notamment mentionné la rencontre avec un jeune soldat de 19 ans, déjà amputé d’une jambe. « Le terrain nous offre tout un autre tableau que les rapports à Kinshasa. Il y aura un avant et un après cette visite », a-t-il déclaré, visiblement ému.
Face à ces « héros » qui sacrifient leur vie pour la défense de la nation, le ministre a salué leur patriotisme et a insisté sur le devoir de l’État de les protéger et de les célébrer à leur juste valeur.
Cette prise de conscience directe s’est immédiatement traduite par des décisions fortes :
- Opérationnalisation immédiate de la CNSSAP : l’Agence nationale de sécurité sociale pour les agents publics de l’Etat (CNSSAP) sera pleinement opérationnelle dès la semaine prochaine.
- Paiements rétroactifs : le ministre a donné une instruction claire : chaque blessé recevra ses prestations avec rappel, depuis la date de son admission à l’hôpital, que ce soit pour 2, 3 mois ou plus.
- Extension de la réforme : cette visite a renforcé sa conviction que la réforme de la Sécurité sociale, voulue par le Président de la République, doit impérativement inclure les militaires au même titre que les civils, afin que « personne ne soit laissé au bord du chemin ».
Au-delà des mesures annoncées, le ministre a livré une réflexion plus personnelle : « Ça m’a placé devant l’obligation d’une remise en question. Nous devons agir pour redimensionner et renforcer les capacités de notre armée. »
Cette visite marque ainsi un tournant, promettant une attention accrue et des actions tangibles pour améliorer la protection sociale des forces de défense et de sécurité, ces « patriotes qui méritent toute notre attention ».
Grâce Kasemire

