Accusés d’un scandale d’abus sexuel et d’actes homosexuels, deux responsables religieux de l’église CHRISCO Ituri sont sortis de leur silence au travers d’un point de presse animé ce mercredi 20 aout 2025 à Bunia, capitale provinciale.
C’est depuis environ une semaine que des liens d’articles web circulent sur les réseaux sociaux incriminant le Bishop José Mukoko, évêque presbytère de la circonscription ecclésiastique de l’Ituri et du Haut-Uele ainsi que le pasteur David Amayo, chef de secteur à Mongbwalu, tous deux de l’église CHRISCO. Des articles qui, selon les incriminées, viseraient à salir l’image de l’Église.
Au cours du point de presse de ce mercredi, les deux responsables religieux se sont dédouanés des accusations portées contre leurs personnes. Pour l’évêque José Mukoko, ce serait une absurdité pour lui qui, pourtant, après de longues années de services apostoliques, de se retrouver mêlé à des pratiques si pernicieuses. « C’est depuis les années 89 que je suis au service du Seigneur. J’ai accompli une grande œuvre évangélique grâce aux dons que le Seigneur a mis en moi. Si je n’étais pas dans le camp de Dieu, le Seigneur m’aurait rejeté il y a des années », a-t-il clamé son innocence.
Pour le pasteur David Amayo, c’est une surprise désagréable qui ne tient pas debout. Il a rejeté en bloc ces chefs d’accusation tout en les qualifiant de tentative de déstabilisation en cette période où l’Église se prépare pour des grandes activités évangéliques.
Animé d’un sentiment paternel, le responsable de l’église CHRISCO-Ituri s’est dit avoir pardonné à ses détracteurs et lance un appel pathétique d’unité et d’amour fraternel aux fidèles de sa confession religieuse. « Pour nous chrétiens, nous comprenons que le combat est beaucoup plus spirituel. Ainsi nous appelons les membres de l’Église à faire face à cette épreuve par la prière », a-t-il invité ses fidèles à une conférence spirituelle qui se tiendra du jeudi 21 au dimanche 24 aout prochain.
Un rendez-vous tant attendu par les fidèles de l’église qui permettra par ailleurs de renouer les liens entre frères et sœurs de cette communauté ecclésiastique, ont confié les responsables de l’église.
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