Ce vendredi 27 mars 2026 marque une étape importante dans la lutte contre les violences basées sur le genre en province de l’Ituri. À Bunia, chef-lieu de la province, autorités, leaders communautaires, acteurs sociaux etc. se sont réunis pour le lancement officiel d’un projet ambitieux visant à améliorer la vie des femmes et des filles.
Il s’agit du projet intitulé « appui à la réduction des violences basées sur le genre faites aux femmes et filles en province de l’Ituri ».
Dans une salle attentive et engagée, la diversité des participants en disait long sur l’importance du moment : représentants de la société civile, confessions religieuses, services étatiques, personnes déplacées… tous ont répondu présents. Une mobilisation qui ouvre la voie vers la prise de conscience collective face à un problème réel de la communauté locale dans un contexte marqué par une crise humanitaire.
D’une durée d’une année, de janvier à décembre 2026, ce projet sera mis en œuvre à Bunia et dans le territoire d’Irumu. Son objectif est clair : contribuer à renforcer les droits humains, la sûreté, la sécurité ainsi que la santé mentale des femmes et des filles.
Porté par Congo Men’s Network (COMEN ASBL) avec l’appui financier d’ONU Femmes et le bailleur de fonds Women’s Peace Humanitarian, le projet se veut à la fois préventif et transformateur. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer les violences, mais surtout de créer les conditions d’un changement durable des comportements au sein des communautés.
Pour le représentant de la division des affaires coutumières, cette initiative arrive à un moment crucial. Il a souligné qu’elle permettra de sensibiliser l’ensemble des acteurs, y compris les autorités coutumières, afin qu’ils intègrent davantage les préoccupations des femmes dans leurs actions et décisions.
Au cœur de cette démarche, une conviction forte : la transformation sociale passe aussi par les hommes. C’est dans cette logique que COMEN met en avant l’approche de la masculinité positive. Son directeur exécutif, Théophile Muhindo, insiste sur la nécessité de sensibiliser les hommes pour provoquer un véritable changement de comportement. Une approche qui vise à déconstruire les normes nuisibles et à promouvoir des relations fondées sur le respect et l’égalité.
Les ambitions du projet sont concrètes. Il prévoit notamment de renforcer l’influence de sept organisations féminines de la société civile et de trois groupes de jeunes engagés dans la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, en particulier dans les contextes de crise. En parallèle, mille hommes seront mobilisés et engagés à adopter et promouvoir des comportements responsables au sein de leurs familles et communautés.
Dans la salle, l’espoir était palpable. Certains participants ont exprimé leur satisfaction tout en appelant à des résultats visibles sur le terrain. D’autres ont déjà promis leur accompagnement, à l’image de ce leader religieux qui s’est engagé à soutenir activement la mise en œuvre du projet.
« Oui, nous allons accompagner le projet », a-t-il promis. Écho favorable auprès d’une participante qui reconnaît que l’éradication des VGB « passe par l’engagement collectif ».
Au-delà des discours, c’est un véritable appel à l’action collective qui a été lancé à Bunia. Car si les défis restent nombreux, la volonté affichée ce jour-là laisse entrevoir une dynamique nouvelle : celle d’une société qui refuse désormais de rester silencieuse face aux violences et qui choisit d’agir, ensemble, pour un avenir plus juste et plus humain.
Comen asbl se veut bâtir une société pacifiée sans desscimination ni violences où yous les êtres humainss sont égaux en droits et en devoir. « On attend le changement » souhaite une femme déplacée inventée au lancement du projet.
Verite Johnson

